TOULON : Solliès-Pont – Ventes illégales de tabac et…
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TOULON : Solliès-Pont – Ventes illégales de tabac et d’alcool, l’«Épicerie de Sollès» fermée pour trois mois
La préfecture du Var a ordonné la fermeture administrative pour trois mois d’une épicerie à Solliès-Pont pour de multiples ventes illégales.
Rideau baissé pour l’« Épicerie de Sollès ». Par un arrêté annoncé ce samedi 21 février 2026, le préfet du Var a ordonné la fermeture administrative de ce commerce situé au 20 rue Gabriel Péri, sur la commune de Solliès-Pont. Cette mesure radicale, d’une durée de trois mois, sanctionne une série d’infractions graves et répétées à la législation, constatées par les services de la gendarmerie. La décision met un terme, pour un temps, aux activités d’un établissement qui était déjà sous la surveillance des autorités.
Une accumulation d’infractions graves.
Les motifs ayant conduit à cette sanction sont multiples et jugés particulièrement sérieux par les services de l’État. Les contrôles menés par les gendarmes ont en effet mis en évidence plusieurs activités illicites au sein de l’établissement. Il est tout d’abord reproché à l’épicerie la vente illégale et répétée de cigarettes électroniques jetables, plus connues sous le nom de « puffs ». Fait aggravant, ces produits étaient cédés y compris à des clients mineurs, en violation flagrante des dispositions du code de la santé publique visant à protéger la jeunesse.
Au-delà de ce trafic de produits de vapotage, deux autres infractions majeures ont été relevées. Le commerce ne respectait pas la réglementation encadrant la vente de boissons alcoolisées, en continuant à en proposer après 22 heures, heure limite fixée par la loi. Enfin, l’« Épicerie de Sollès » s’adonnait à la vente illégale de tabac, une pratique qui constitue une concurrence déloyale envers les buralistes agréés et un manque à gagner fiscal pour la collectivité.
Un établissement déjà sous surveillance.
Cette fermeture administrative ne résulte pas d’un premier écart. Selon le communiqué de la préfecture du Var, le commerce était déjà dans le viseur des autorités depuis plusieurs mois. En octobre 2025, l’établissement avait en effet fait l’objet d’un premier avertissement officiel de la part du préfet, pour des faits similaires de vente illégale de tabac. La persistance et la diversification des activités illicites, malgré cette mise en garde formelle, ont donc conduit les pouvoirs publics à prendre une mesure beaucoup plus coercitive. La récidive a été un élément déterminant dans la décision de suspendre l’activité du commerce pour une durée significative de trois mois. Cette sanction vise à faire cesser un trouble manifeste à l’ordre public et à la santé publique.


