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PARIS : José CASTANO : « Credo pour une nation blessée »

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PARIS : José CASTANO : « Credo pour une nation blessée »

Dans une tribune intitulée « Credo pour une nation blessée », l’auteur José Castano appelle de ses vœux un chef d’État fort pour restaurer l’ordre.

Dans une tribune au ton solennel publiée ce lundi, l’auteur José Castano livre un plaidoyer pour un sursaut d’autorité au sommet de l’État, dépeignant le « dernier rêve d’un peuple fatigué ».

Le texte, présenté comme un « Credo », est un appel vibrant à l’émergence d’une figure politique capable de répondre avec fermeté aux multiples crises qui, selon lui, fragilisent la nation.

L’auteur introduit son propos par un appel à l’action : « Quand tout s’effondre, espérer encore devient un acte de courage. Espérer, c’est exiger des dirigeants qu’ils protègent, parlent vrai, tiennent bon. Tant qu’un peuple espère, il reste invincible ».

Le texte se construit autour du « rêve » d’un chef d’État qui ne serait « non un gestionnaire frileux, non un commentateur du désastre, mais un homme – ou une femme – debout, ancré, regard clair, parole ferme, capable de dire non, capable surtout d’agir ».

La fin de l’impuissance face à la violence

Au cœur de ce manifeste, l’exigence d’une réponse implacable face aux menaces sécuritaires.

José Castano imagine une politique où, face au terrorisme islamiste, il n’y aurait « plus de communiqués tremblants ni de marches funèbres répétées jusqu’à l’usure », mais une action « légale mais inflexible ».

Il fustige les « excuses sociologiques à la barbarie » et toute négociation avec « ceux qui haïssent notre monde ».

Cette même fermeté est réclamée contre le narcotrafic, décrit comme une « guerre silencieuse » qui « corrompt les quartiers, les institutions, les consciences ».

L’auteur appelle à frapper « là où ça fait mal : l’argent, les réseaux, l’impunité ».

De même, face aux émeutiers et « fauteurs de trouble », ce dirigeant idéal rappellerait sans détour que « la liberté n’est pas le chaos » et que « la République n’est pas un terrain de jeu pour la haine, la rage et le nihilisme ».

Le rétablissement de l’autorité républicaine

Le plaidoyer s’étend au champ politique et social.

José Castano cible nommément les « artisans du désordre » tels que les « groupes « antifas » et mouvances ultra-gauchistes », auxquels le pouvoir ne devrait opposer aucune complaisance.

Il prône l’engagement des « procédures prévues par le droit pour qualifier et poursuivre les organisations qui recourent à la violence », jusqu’à ordonner leur dissolution.

Dans cette vision, l’auteur va jusqu’à évoquer la possibilité de menacer « la France insoumise d’une mise à l’écart institutionnelle » pour réaffirmer « la primauté des institutions républicaines ».

Cette ligne de fermeté s’appliquerait également, selon lui, aux « syndicalismes devenus ultras » qui « prennent en otage le pays » sans jamais proposer de solutions.

Pour une souveraineté retrouvée face à l’Europe

Le champ d’action de ce leader rêvé ne se limiterait pas aux frontières nationales. La question européenne est abordée sans détour, avec une critique acerbe d’une Union perçue comme un carcan.

José Castano appelle à un chef d’État qui « ne se courbe plus devant le diktat technocratique, les injonctions hors-sol, la lâcheté molle d’une Europe qui sermonne mais ne protège pas ».

Il plaide pour une relation de partenaire à partenaire, rappelant que « la souveraineté n’est pas un gros mot, mais la condition même de la démocratie ».

Un cri de détresse et d’espérance

En conclusion, l’auteur révèle la nature profonde de son texte : une « colère froide, juste, née de trop d’attentats, trop de zones de non-droit, trop de renoncements ».

Il la définit non comme une haine, mais comme un « amour du pays ».

La tribune s’achève sur une série de « prières » : « pour que surgisse enfin une voix claire dans le fracas », « pour que la force revienne au service du droit », « pour que le courage l’emporte sur la peur » et pour l’avenir des enfants.

Le texte se clôt sur un cri final, mêlant angoisse et volonté de résilience : « C’est la supplication d’un pays fatigué de plier, fatigué de pleurer, fatigué d’enterrer, fatigué de s’autoflageller ; c’est l’attente d’un chef. Que l’État se relève, que la Nation se tienne droite car tant qu’un peuple espère, il refuse de mourir ».