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PARIS : Sexualité – Une Française sur deux simule l’orgasme, un chiffre qui a presque doublé en trente ans
Une vaste étude IFOP pour JOYclub révèle un fossé grandissant dans le plaisir sexuel, où la simulation de l’orgasme féminin est en forte hausse.
La sexualité des Français a-t-elle réellement évolué depuis les années 1990 ? Si le répertoire des pratiques s’est diversifié, l’écart de jouissance entre les genres s’est considérablement creusé. C’est le constat sans appel d’une nouvelle enquête nationale menée par l’IFOP pour JOYclub, une communauté en ligne dédiée à la sexualité positive. Publiée ce jour, l’étude, réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 2 210 Français, met en lumière un paradoxe majeur incarné par un chiffre choc : 57 % des femmes ont déjà simulé un orgasme en 2026, contre seulement 32 % en 1998.
Un ennui grandissant et un « fossé orgasmique » béant
Le premier enseignement de l’étude est la progression de l’ennui au lit, qui touche particulièrement les femmes. En 2026, 56 % d’entre elles admettent s’ennuyer lors de leurs rapports sexuels, une proportion qui n’était que de 36 % en 1996. Cet ennui est deux fois plus fréquent chez les femmes (29 % s’ennuient régulièrement) que chez les hommes (16 %).
Ce sentiment est directement lié à un « orgasm gap » persistant : 67 % des hommes déclarent atteindre l’orgasme à chaque rapport ou presque, contre seulement 40 % des femmes. Le fossé est encore plus prononcé chez les moins de 35 ans, où 75 % des jeunes hommes jouissent systématiquement, face à seulement 33 % des jeunes femmes. En conséquence, la simulation devient une stratégie pour beaucoup : 59 % des Françaises interrogées avouent y avoir recours, dont 12 % souvent.
Une simulation massivement ignorée par les partenaires
L’un des aspects les plus frappants de l’enquête réside dans la méconnaissance masculine de ce phénomène. Alors que près de six femmes sur dix avouent simuler, seuls 32 % des hommes déclarent s’en être déjà rendu compte, soit un différentiel de 27 points. Cette perception décalée se retrouve également dans l’estimation de la durée des rapports : les hommes pensent qu’ils durent en moyenne 18 minutes, tandis que leurs partenaires les évaluent à 14 minutes et 30 secondes.
Des pratiques sexuelles plus variées mais peu centrées sur la femme
L’étude montre que si le répertoire sexuel s’est élargi, il ne s’est pas nécessairement réorienté vers le plaisir féminin. La levrette, position la plus pratiquée (87 %), garantit un orgasme à 91 % des hommes mais seulement à 57 % des femmes. À l’inverse, le missionnaire s’avère plus efficace pour les femmes (64 % d’orgasmes), mais reste moins populaire. De même, une asymétrie demeure dans les pratiques orales : 51 % des hommes reçoivent souvent une fellation, contre 33 % des femmes bénéficiant d’un cunnilingus avec la même fréquence.
Sextoys et nouvelles normes : des évolutions contrastées
Quelques évolutions positives sont toutefois à noter. L’usage des sextoys en couple a été multiplié par sept en trente ans, passant de 6 % en 1996 à 43 % en 2026. Cette pratique est corrélée à une vie sexuelle jugée plus satisfaisante. Parallèlement, le squirting (éjaculation féminine) s’affirme comme un phénomène générationnel, particulièrement chez les 20-29 ans (29 %).
Cependant, l’enquête soulève une inquiétude majeure concernant la banalisation de pratiques violentes, surtout chez les jeunes. 61 % des femmes de 20 à 29 ans déclarent avoir déjà subi des gifles, fessées, morsures ou griffures de la part d’un partenaire. L’Ifop associe cette tendance à une socialisation sexuelle influencée par la pornographie grand public.
La parole aux experts
Pour analyser ces résultats, les experts soulignent un enjeu culturel profond.
« Ce chiffre sur l’ennui révèle une sexualité encore trop souvent centrée sur le scénario du rapport plutôt que sur l’expérience du plaisir partagé. Quand plus de la moitié des femmes disent avoir déjà simulé, cela raconte quelque chose de notre culture sexuelle collective », analyse Maryse Frochot, sexothérapeute et porte-parole de JOYclub.
« La grande affaire des prochaines années sera sans doute moins de diversifier encore ce répertoire que de réorienter sa pratique régulière vers les techniques qui rendent effectivement l’orgasme féminin accessible et plaisant », conclut François Kraus, directeur du Pôle Genre, sexualités et santé sexuelle à l’IFOP.
Méthodologie de l’enquête
L’étude a été réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 6 au 9 mars 2026 auprès d’un échantillon de 2 210 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession, région, catégorie d’agglomération).
À propos de JOYclub
Avec plus de sept millions de membres, JOYclub est l’une des principales communautés en ligne sex-positives en Europe pour les rencontres, les évènements et l’éducation sexuelle.
La plateforme offre un espace protégé où les membres peuvent explorer leurs préférences, vivre leurs fantasmes et renforcer leur confiance en soi sexuelle à travers des ateliers, des forums et des livestreams.
Pour plus d’informations, visitez le site officiel : https://www.joyclub.fr
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

