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PARIS : Charlène SIPPEL : « Le bruit, un épuisement silencieux du travail moderne »

Pour la directrice commerciale d’EPOS France, la fatigue cognitive liée au bruit est un enjeu majeur de performance en milieu de travail hybride.

Avec la généralisation du travail hybride, la qualité audio en milieu professionnel n’est plus un simple sujet de confort, mais un véritable enjeu cognitif et de productivité. Dans une tribune, Charlène Sippel, Directrice commerciale d’EPOS France, alerte sur un phénomène largement sous-estimé : l’effort mental permanent que notre cerveau fournit pour filtrer les bruits parasites, une source de fatigue et de baisse de performance.

Du confort technique à l’enjeu cognitif

Les environnements de travail modernes – open spaces, flex office, coworking – et la multiplication des échanges à distance ont transformé notre quotidien. Visioconférences, messages vocaux et appels rythment les journées, mais exposent les collaborateurs à une pollution sonore constante. Si la technologie a permis ces nouvelles formes de collaboration, elle a aussi engendré de nouveaux défis pour notre cerveau, contraint de trier en permanence les informations pertinentes des bruits de fond.

« Car si nous entendons avec nos oreilles, nous écoutons avant tout avec notre cerveau », souligne Charlène Sippel.

Lorsqu’une voix est mal captée, masquée par un son parasite ou difficilement intelligible, le cerveau doit compenser en fournissant un effort supplémentaire pour reconstituer le message. Répété tout au long de la journée, ce processus engendre une fatigue mentale, une baisse de concentration et une surcharge cognitive qui impactent directement la qualité des échanges et l’efficacité collective.

Le bruit, principal perturbateur de la concentration

Selon Charlène Sippel, ce phénomène est encore trop souvent ignoré par les organisations. Pourtant, des échanges avec des professionnels du secteur confirment que les perturbations sonores et les distractions sont aujourd’hui perçues comme le problème numéro un au travail.

Une enquête client en ligne menée par EPOS vient corroborer ce constat, en classant les priorités des utilisateurs :

– Réduire les distractions : 34 %

– Améliorer la performance du microphone : 31 %

– Bénéficier d’une réduction active de bruit pour rester concentré : 21 %

– Mieux gérer les niveaux sonores : 14 %

Des technologies comme l’Annulation Active de Bruit (ANC) adaptatif cherchent à trouver un équilibre, en filtrant les sons indésirables sans isoler totalement l’utilisateur de son environnement, lui permettant par exemple d’entendre une alarme ou un collègue.

L’intelligence artificielle comme solution d’avenir

Face à cette problématique, l’intelligence artificielle ouvre des perspectives prometteuses. Les avancées en matière de machine learning permettent aux technologies audio de distinguer plus finement les voix humaines des bruits environnants et d’adapter la réduction de bruit en temps réel en fonction du contexte.

« L’objectif n’est plus simplement de produire un son plus puissant ou plus net, mais de faciliter la compréhension et de réduire l’effort mental lié à l’écoute », précise la directrice commerciale.

Cette évolution est d’autant plus stratégique que les interactions professionnelles s’appuient de plus en plus sur des outils conversationnels, des plateformes collaboratives aux assistants vocaux. Une conversation de mauvaise qualité génère frustration, ralentit la prise de décision et fragilise la coopération. À l’inverse, une expérience audio fluide et claire favorise l’attention, l’engagement et la performance.

Un enjeu sociétal pour le bien-être au travail

Au-delà de la simple productivité, la question de la fatigue cognitive s’inscrit dans une démarche plus large d’amélioration de l’expérience collaborateur. Les entreprises commencent à s’intéresser aux conditions réelles dans lesquelles leurs équipes communiquent et se concentrent.

L’audio intelligent et les technologies basées sur l’IA pourraient ainsi jouer un rôle clé pour rendre les échanges professionnels plus naturels, moins fatigants et plus inclusifs. Pour Charlène Sippel, la conclusion est claire : « dans un environnement où les interactions numériques occupent une place centrale, la capacité à mieux écouter pourrait bien devenir l’un des grands enjeux technologiques et humains des prochaines années. »

À propos d’EPOS

EPOS conçoit, fabrique et commercialise des solutions audio et vidéo haut de gamme destinées aux professionnels et aux joueurs du monde entier.

S’appuyant sur plusieurs décennies de recherche en psychoacoustique, l’entreprise développe des technologies qui optimisent l’expérience sonore pour réduire l’effort cognitif. Basé à Copenhague, au Danemark, EPOS s’appuie sur plus de 115 ans d’expertise audio et opère à l’échelle mondiale, avec des bureaux et des partenaires dans plus de 60 pays.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).