PARIS : Municipales 2026 – L’APRÈS Paris se range der…
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PARIS : Municipales 2026 – L’APRÈS Paris se range derrière Emmanuel Grégoire
Dans une volonté d’union face à la droite, le mouvement L’APRÈS Paris a validé sa participation à la liste de rassemblement de la gauche et des écologistes conduite par Emmanuel Grégoire.
La campagne pour les élections municipales parisiennes s’accélère. Le mouvement L’APRÈS (L’Association Pour la République Écologique et Sociale), co-animé par la députée Danielle Simonnet, a officialisé son ralliement à la dynamique d’union de la gauche. Ce choix stratégique, voté « très largement » par les militants début janvier, vise à consolider une majorité unitaire autour du candidat socialiste Emmanuel Grégoire.
L’unité comme impératif politique
Pour les responsables de L’APRÈS, cette alliance répond à une double nécessité : préparer l’alternance nationale de 2027 et, à l’échelle locale, empêcher la bascule de la capitale à droite. Le mouvement cible explicitement la candidate de l’opposition, Rachida Dati. L’APRÈS justifie sa décision par l’urgence d’éviter ce qu’ils qualifient de « cure d’austérité d’un milliard au détriment des services publics, du logement social, de nos associations » que la droite entendrait imposer.
« C’est en cohérence qu’à Paris nous nous engageons en faveur de cette unité », précise le communiqué de l’organisation, qui souhaite voir émerger une majorité « diverse, exigeante, mais rassemblée autour d’objectifs clairs ».
Quatre piliers sociaux pour le mandat à venir
Si L’APRÈS rejoint la liste d’union, le mouvement entend y conserver son autonomie politique et peser sur le programme. Quatre axes prioritaires ont été définis pour « changer le quotidien des Parisiens » :
- La solidarité et l’hébergement : L’organisation demande que la Ville consacre 1% de son budget à l’hébergement d’urgence pour atteindre l’objectif « zéro enfant à la rue » dès 2026, incluant une prise en charge stricte des mineurs isolés.
- La protection de l’enfance : Un plan massif est réclamé pour la petite enfance et l’Aide sociale à l’enfance (ASE), passant par des recrutements, la déprécarisation des statuts et un contrôle accru pour lutter contre les violences sexuelles et les maltraitances.
- Le logement social : L’APRÈS propose la création d’une « brigade inter-bailleurs » dédiée à la lutte contre les nuisibles et aux travaux d’urgence, ainsi que l’instauration de conseils locaux de locataires par arrondissement.
- La lutte contre la spéculation : Le mouvement défend une ligne dure incluant la réquisition des logements vides et une taxation renforcée des résidences secondaires et vacantes.
Une présence assurée au Conseil de Paris
L’accord politique scellé avec l’équipe d’Emmanuel Grégoire garantit à L’APRÈS une représentation institutionnelle. Le mouvement disposera de deux candidats en position éligible sur la liste au Conseil de Paris, dont le conseiller sortant Laurent Sorel. L’organisation présentera également des candidats éligibles dans cinq arrondissements de la capitale.
La campagne de terrain est d’ores et déjà lancée. Les militants de L’APRÈS ont notamment participé à la « fête de l’union » qui s’est tenue le 14 janvier dernier à la Bellevilloise, marquant symboliquement le démarrage commun de cette coalition de gauche.
