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PARIS : Immobilier – Entre rêve inaccessible et volon…

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PARIS : Immobilier – Entre rêve inaccessible et volonté d’agir, les Français s’adaptent

Une nouvelle étude révèle un paradoxe pour 2026.

Si l’accès à la propriété semble plus ardu, les Français restent déterminés et prêts à de lourds sacrifices financiers. Le marché immobilier français entame l’année 2026 sous le signe du pragmatisme. Selon une enquête dévoilée ce lundi par la plateforme Bricks.co, le rapport des ménages à la pierre évolue drastiquement.

Fini l’idéalisme des années post-Covid : le sentiment d’inaccessibilité à la propriété a presque doublé en quatre ans, passant de 19 % en 2022 à 37 % aujourd’hui. Parallèlement, la part des Français espérant investir un jour a chuté, passant de 79 % à 51 %. Pourtant, loin de se résigner, les épargnants semblent vouloir reprendre la main sur leur destin patrimonial par des actions concrètes.

Des concessions sur les vacances et les loisirs

Pour concrétiser leurs projets, les Français n’hésitent plus à rogner sur leur qualité de vie immédiate. Le sondage met en lumière une réalité budgétaire stricte : 68 % des répondants se disent prêts à baisser leur budget vacances pour investir, un chiffre en hausse par rapport à 2022.

Les arbitrages touchent également le quotidien : plus d’un Français sur deux (51 %) envisage de réduire ses dépenses de transport, et près de la moitié (49 %) prévoit de diminuer le budget alloué aux cadeaux.

L’effort d’épargne reste soutenu, bien que contraint par le coût de la vie. La majorité des futurs acquéreurs (56 %) envisage de mettre de côté entre 100 et 300 euros par mois.

Quant à l’apport personnel, le seuil psychologique se stabilise : pour 47 % des sondés, une somme comprise entre 20 000 et 50 000 euros apparaît nécessaire pour se lancer.

L’épargne et la résidence principale en priorité

Si le rêve semble s’éloigner pour certains, ceux qui restent dans la course passent à l’action. En 2026, 62 % des Français affirment avoir pris une résolution immobilière, contre 57 % deux ans plus tôt.

La priorité absolue reste la sécurité : 64 % comptent épargner spécifiquement pour un projet immobilier et 57 % visent l’achat de leur résidence principale. L’investissement locatif connaît une légère érosion, cité par 44 % des répondants, tandis que les solutions alternatives gagnent du terrain. L’intérêt pour le financement participatif progresse ainsi à 25 %. Une tendance qui s’explique par une meilleure information du public : 57 % des Français savent désormais qu’il est possible d’investir dans l’immobilier avec de petites sommes (dès 10 euros), contre seulement 32 % en 2022.

Nouvelles solutions et attractivité des régions

Cette démocratisation de l’accès à la pierre est notamment portée par des acteurs comme Bricks.co (https://www.bricks.co/), une plateforme d’investissement participatif qui permet aux particuliers d’investir dans des projets immobiliers avec des montants accessibles.

L’enquête souligne d’ailleurs une évolution des mentalités : la méconnaissance totale de ces dispositifs a chuté de 68 % à 43 % en quatre ans.

Géographiquement, la carte du désir immobilier se redessine au détriment de la capitale. L’Île-de-France recule dans les intentions d’investissement (11 %), délaissée au profit de régions alliant cadre de vie et rendement. La région Auvergne-Rhône-Alpes prend la tête du classement (26 %), suivie de près par la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (25 %) et l’Occitanie (23 %).

Malgré un contexte exigeant, une timide éclaircie se profile : les optimistes sont plus nombreux qu’en 2024 (28 % contre 23 %), signe que les Français entrevoient une année 2026 « moins sombre », sans pour autant basculer dans l’euphorie.