PARIS : Marc SANCHEZ : « On ne combat pas les inégalités en…
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PARIS : Marc SANCHEZ : « On ne combat pas les inégalités en fermant l’économie un jour de plus »
Le Syndicat des Indépendants dénonce le paradoxe entre l’incertitude juridique du 1er mai et le débat sur un jour férié pour le 8 mars.
À l’approche du 1er mai, le Syndicat des Indépendants et des TPE (SDI) monte au créneau pour alerter sur l’insécurité juridique persistante qui pèse sur les petites entreprises souhaitant ouvrir ce jour-là. Dans un communiqué publié ce mardi, l’organisation souligne un paradoxe flagrant : alors que les indépendants réclament un cadre légal clair pour pouvoir travailler, le débat public s’oriente vers la création d’un jour férié supplémentaire, le 8 mars, pour la journée internationale des droits des femmes.
Le grand écart des priorités
Pour le SDI, cette situation révèle un décalage profond entre les discussions politiques et les préoccupations réelles des entrepreneurs. D’un côté, une demande pragmatique de sécurisation de l’activité économique ; de l’autre, une proposition symbolique qui se traduirait par un jour d’arrêt supplémentaire pour l’économie. Marc Sanchez, Secrétaire général du SDI, exprime vivement cette incompréhension et recadre les enjeux.
« Nous ne sommes évidemment pas opposés au 8 mars ni à l’objectif d’égalité entre les femmes et les hommes. Mais on ne combat pas les inégalités en fermant l’économie un jour de plus. Les indépendants demandent à pouvoir travailler, pas à s’arrêter davantage. C’est tout le sujet autour de l’ouverture du 1er mai… Aux pouvoirs publics comme à certaines organisations syndicales : les priorités sont connues et sont différentes : sécuriser immédiatement le 1er mai, sortir de dispositifs dépendants de discussions de branche inopérantes pour les TPE mais qui sont des usages pour faire vivre le paritarisme. Et regarder enfin la réalité des femmes entrepreneures, leur charge de travail et leurs contraintes. C’est sur ces sujets qu’il faut agir, maintenant », déclare Marc SANCHEZ, Secrétaire général du SDI.
1er mai : l’insécurité juridique comme seule certitude
La situation concernant le 1er mai reste particulièrement critique pour les très petites entreprises. Selon le syndicat, les solutions annoncées reposent sur des négociations de branche, un processus jugé long, incertain et totalement inadapté à la réactivité et à la structure des TPE. En l’état actuel, aucun cadre juridique simple, clair et sécurisé n’est en place à court terme.
Concrètement, les indépendants et les dirigeants de TPE se retrouvent face à un dilemme insoluble : soit ouvrir leur commerce ou leur entreprise en s’exposant à un risque juridique et à d’éventuelles sanctions, soit fermer et subir une perte de chiffre d’affaires sèche, dans un contexte économique déjà tendu.
Pour des réponses structurelles, pas symboliques
Le SDI rappelle que les travailleurs indépendants, et plus particulièrement les femmes entrepreneures, font déjà face à des conditions de travail exigeantes, marquées par une charge de travail considérable et des contraintes d’organisation personnelle et professionnelle importantes. Le syndicat estime que ces réalités concrètes appellent des mesures structurelles et adaptées, et non des solutions uniformes pensées pour le salariat des grands groupes.
Face à ce qu’il qualifie de « postures symboliques », le Syndicat des Indépendants et des TPE réitère son appel à la mise en place de règles claires et applicables. Pour l’organisation, l’urgence n’est pas d’ajouter des jours d’inactivité, mais de sécuriser l’environnement légal de ceux qui créent de la valeur et de l’emploi au quotidien.
via Press Agence.


