FRÉJUS : Travail illégal – Un salon de coiffure sanct…
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FRÉJUS : Travail illégal – Un salon de coiffure sanctionné de trois mois de fermeture
Un « barbershop » de Fréjus a été fermé administrativement pour trois mois par la préfecture du Var pour de graves infractions de travail illégal.
La préfecture du Var a ordonné une sanction administrative exemplaire à l’encontre d’un établissement de coiffure masculine à Fréjus. Dans un communiqué publié ce mardi 21 avril 2026, les services de l’État annoncent la fermeture temporaire du barbershop « KADER COIFFURE », situé sur l’avenue Maréchal de Lattre de Tassigny, pour une durée de trois mois. Cette mesure radicale, qui correspond à la durée maximale prévue par la loi, est effective depuis le 17 avril dernier.
Cette décision préfectorale fait suite à un contrôle mené par les agents de la police nationale, qui a permis de mettre en lumière plusieurs manquements graves à la législation du travail. La sanction a été prononcée au terme d’une procédure contradictoire, durant laquelle le responsable de l’établissement a eu la possibilité de présenter ses observations.
Travail dissimulé et emploi d’un étranger sans titre
Les infractions qui motivent cette fermeture sont de deux natures, toutes deux relevant du travail illégal. Les enquêteurs ont d’une part constaté un cas de « travail dissimulé par dissimulation d’emploi salarié ». Concrètement, l’un des coiffeurs travaillant dans le salon n’avait fait l’objet d’aucune déclaration préalable à l’embauche auprès des organismes sociaux, le privant ainsi de toute protection sociale (assurance maladie, chômage, retraite).
D’autre part, et de manière aggravante, la procédure a révélé l’emploi d’un travailleur étranger démuni du titre l’autorisant à exercer une activité salariée sur le territoire français. L’employeur a ainsi profité de la vulnérabilité d’une personne en situation irrégulière, une pratique sévèrement réprimée par la loi. C’est la gravité de ces faits cumulés, ainsi que le préjudice important subi non seulement par le salarié concerné mais aussi par la collectivité via la fraude aux organismes sociaux, qui a conduit le préfet du Var à appliquer la sanction maximale.
Une sanction administrative et de possibles poursuites pénales
La fermeture de l’établissement pour trois mois n’est que la première conséquence visible de ce contrôle. D’autres sanctions, notamment financières, sont déjà en cours ou à venir. Les organismes de recouvrement, comme l’URSSAF, vont procéder aux redressements des cotisations sociales éludées.
Parallèlement, une amende administrative spécifique liée à l’emploi d’un étranger sans titre de travail a été sollicitée auprès de la Direction Générale des Étrangers en France (DGEF), qui dépend du ministère de l’Intérieur. Cette amende peut atteindre plusieurs milliers d’euros.
Enfin, le volet administratif ne clôt pas le dossier. L’autorité judiciaire a été saisie des faits constatés. Le gérant du salon de coiffure pourrait donc faire l’objet de poursuites pénales, l’exposant à des peines d’amendes bien plus lourdes et à des peines d’emprisonnement, conformément aux dispositions du Code du travail et du Code pénal en matière de lutte contre le travail illégal.
via Press Agence.


