PARIS : Énergie – La facture d’électricité ne b…
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PARIS : Énergie – La facture d’électricité ne baissera pas comme prévu au 1er février
Alors que les cours du marché chutent, le tarif réglementé de l’électricité ne baissera que de 0,83 % le 1er février en raison de la fin du mécanisme ARENH, selon une analyse d’Hello Watt.
C’est une douche froide pour les consommateurs français. Alors que les prix de l’électricité sur les marchés de gros ont retrouvé des niveaux plus raisonnables, la facture des ménages ne suivra pas la même courbe descendante au 1er février 2026. La Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) a confirmé une stabilité quasi totale du Tarif Réglementé de Vente de l’électricité (TRVE), avec une baisse infime de 0,83 % TTC.
D’après les données analysées par Hello Watt (https://www.hellowatt.fr/), le spécialiste de la transition énergétique pour les particuliers, le tarif réglementé demeure 30 % plus élevé qu’en 2021. Pourtant, une baisse bien plus significative était techniquement possible.
La fin du mécanisme ARENH pèse lourd.
Pourquoi ce décalage entre le marché et la facture finale ? L’explication tient en un acronyme : ARENH (Accès Régulé à l’Énergie Nucléaire Historique). La suppression de ce dispositif « bouclier », actée depuis le début de l’année, a mécaniquement annulé les gains espérés. « Sans la suppression de ce bouclier protecteur, les consommateurs auraient dû bénéficier d’une baisse de -7 % sur leur facture TTC, et non de -0,83 % », détaille l’analyse d’Hello Watt.
Cette décision marque un tournant structurel : le tarif réglementé sera désormais plus volatile et plus directement exposé aux fluctuations, à la hausse comme à la baisse, des prix de marché.
Abonnements en hausse et options bouleversées.
Dans le détail, cette stagnation des prix cache des disparités importantes selon les contrats. Si le prix du kilowattheure (kWh) reste stable, le coût de l’abonnement, lui, grimpe de 4,4 % à 6,6 % HT. Une mauvaise nouvelle pour les petits consommateurs pour qui la part fixe de la facture représente un poste de dépense important.
Cependant, certaines options tarifaires tirent leur épingle du jeu. L’option « Heures Pleines / Heures Creuses » gagne en attractivité. Grâce à la baisse du prix du kWh sur les plages creuses, ce contrat devient rentable dès lors que 26 % de la consommation est effectuée sur ces horaires, contre un seuil de rentabilité situé à 31 % auparavant.
À l’inverse, les abonnés à l’option Tempo subissent une hausse marquée de 9,5 % sur le prix du kWh HT. Quant à l’option EJP (Effacement Jour de Pointe), elle connaît une évolution contrastée : une explosion de +33 % pour les « jours bleus » (la majorité de l’année), compensée par une chute drastique de -71 % lors des « jours rouges ».
Faire jouer la concurrence.
Face à ce tarif réglementé qui ne joue plus son rôle d’amortisseur, la solution pour préserver son pouvoir d’achat réside dans le changement de fournisseur. Le 20 janvier dernier, la présidente de la CRE encourageait elle-même les Français à « faire jouer la concurrence ».
Les offres de marché, désormais décorrélées du tarif historique d’EDF, permettent de réaliser des économies substantielles, pouvant aller jusqu’à 20 %. Des outils comme l’application développée par Hello Watt permettent de comparer ces offres en temps réel pour identifier les contrats les plus adaptés aux usages spécifiques de chaque foyer (puissance, option tarifaire). Pour rappel, le changement de fournisseur est une démarche gratuite, sans engagement et garantie sans coupure d’énergie.