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PARIS : Cinquième baisse des prix sur un mois en janvier

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Floriane Dumont
2 Fév 2024

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PARIS : Cinquième baisse des prix sur un mois en janvier

Les prix de la demande ont connu une nouvelle baisse au tournant de l’année.

Et la hausse sur un an s’est de nouveau repliée d’un point.

Considérée sur un mois, la tendance des prix dans un périmètre tous PGC était à un repli de 0,5 % (– 0,3 % dans le périmètre “Égalim”), selon la note de conjoncture de Circana portant sur les prix de la demande¹ d’une « période 1 » couvrant fin décembre et début janvier² : une baisse plus forte que celle constatée un mois plus tôt (– 0,3 % ), qui a concerné davantage les hypermarchés (– 0,7 % ) et les drives (– 0,8 % ) que les supermarchés (– 0,3 % ), tandis que dans la proximité les prix n’ont pas bougé. Elle a été le fait des marques nationales (– 0,6 % , et – 2,2 % pour le DPH) – qui n’ont été en inflation que dans les rayon BRSA, eaux, spiritueux et champagnes –, un peu plus que des MDD (– 0,5 % et – 0,1 % pour les premiers prix). L’écart de tendance entre marques et MDD est stable sur un mois.

Sur un an, cet écart qui était d’un point d’inflation de plus pour les marques depuis novembre se creuse encore, 6,4 % pour les marques et 4,1 % pour les MDD : l’inversion de l’écart a traduit depuis l’automne le choix des enseignes de pousser leurs marges sur les marques quand a commencé la séquence inflationniste. L’évolution des prix par types de marques considérée sur quinze ans n’en demeure pas moins autrement orientée, avec une hausse générale pour les marques deux fois inférieure à celle des MDD

Globalement, les prix des PGC étaient en hausse de 5,6 % sur un an (5,5 % en hypermarchés, 5,3 % en supermarchés, 7,3 % en proximité et 6,2 % en drive), au lieu de 7,2 % en décembre. Le taux était un peu plus élevé, 6,3 % , dans le seul périmètre « ÉGA». C’est la neuvième diminution du taux sur un an d’un mois à l’autre depuis le début de la séquence inflationniste des prix en décembre 2021.

De son côté, l’Insee constate pour janvier, dans des périmètres différents de celui de Circana (et un relevé de prix de l’offre), un nouveau ralentissement de la hausse des prix alimentaires (+ 5,7 % après 7,2 % en décembre) et des produits manufacturés (+ 0,7 % après 1,4 %) » sur un an, qui ont contribué à la baisse de l’indice global sur un an de 0,6 point, à 3,1 %.

La hausse des prix de la demande sur un an mesurée par Circana affecte différemment les catégories, avec des produits alimentaires d’épicerie à 7,4 % et du « frais poids fixe » (crémerie, frais non laitier, surgelés, glaces) à 5,8 % , à l’opposé du rayon DPH, à 0,7 % . Les écarts d’évolution des prix entre marques et MDD sont au fil des mois moins marqués dans le DPH, avec des produits MDD à + 0,3 % et des marques à + 4 %. C’est au rayon crémerie que cet écart est le plus élevé : + 8,7 % pour les marques, + 4 % pour les MDD.

L’écart de prix moyens comparés entre enseignes (marques nationales seules en hyper et supermarchés sur un an glissant) est stable en cette « P1 » 2024, à 18,5 points. Il se situe à ce niveau, à quelques dixièmes près en plus ou en moins, depuis huit mois, après une décennie de creusement (correspondant à une décennie de déflation des prix) qui l’avait porté jusqu’à près de 32 points.

1. Méthode dite de la demande : les prix correspondent aux ventes réelles par catégorie ; ils traduisent à la fois le prix de chaque article et l’arbitrage des consommateurs entre articles de la catégorie et entre circuits.

2. « Dernier prix payé à la journée sur les deux dernières semaines ».

SOURCE : ILEC – La Voix des marques