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MARSEILLE : Bienvenue à bord du Belem !

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Floriane Dumont
14 Mai 2024

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MARSEILLE : Bienvenue à bord du Belem !

Amateurs de voile, curieux et vieux loups de mer ont tous en commun d’être fascinés par le Belem !

L’embarcation historique, avec a son bord la flamme olympique, prendra la tête de l’armada qui entrera dans le Vieux-Port de Marseille le 8 mai. Visite guidée !

Le Belem est une machine à remonter le temps. Construit en 1896 en France, il a connu plusieurs vies. Navire marchand jusqu’en 1913, il est ensuite racheté par le duc de Westminster qui le transforme en yacht de luxe et l’adapte à la plaisance en ajoutant moteurs et espaces de vie. Il échappe aux incendies et aux bombardements et devient, entre 1951 et 1978, un navire école pour les élèves officiers de la marine marchande italienne et pour les orphelins de la marine. Aujourd’hui propriété de la fondation Belem Caisse d’Epargne, il poursuit son rôle de passeur de savoir en accueillant marins et navigants. Il est le dernier des grands voiliers de commerce français du XIXe siècle à continuer de fendre les flots, grâce aux armateurs successifs qui ont su le faire évoluer et l’entretenir.

Un équipage exceptionnel

16 chanceux, formés à la marine marchande, naviguent à bord du Belem pour une durée moyenne de 45 jours. Parmi eux, 2 cuisiniers qui assurent 128 repas par jour, 5 officiers (un capitaine, un second capitaine, un chef mécanicien et deux lieutenants), un maître d’équipage ou « bosco », qui encadre 8 matelots dont un maître charpentier. Comme l’indique l’écriteau de l’atelier du Bosco : « Chaque chose à sa place et chaque place à sa chose » …et chacun sa fonction. Ce dernier a par exemple la charge de l’entretien du navire et du gréement, usant parfois de sa machine à coudre pour réparer les voiles. Un savoir-faire rare, tout comme celui du charpentier, as de la construction navale qui veille à la bonne santé des nombreuses boiseries qui composent le navire. Dans la prestigieuse cabine du capitaine, les banquettes de cuir côtoient le mobilier en acajou, et dans la timonerie, tous les instruments, table à carte et documents nautiques sont prêts pour tracer des routes à travers les océans. Ensuite, reste à manœuvrer le trois-mâts ! Long de 58 mètres et doté de 22 voiles, il nécessitait à l’époque l’intervention de 200 hommes pour naviguer, contre 16 aujourd’hui. Un virement de bord peut prendre jusqu’à 30 minutes, et comptez une heure pour serrer la voilure par petit temps, parfois en montant en haut du mat, à 34 mètres au-dessus de la mer. Une aventure qui séduit le public, désireux de vivre une traversée dans la peau d’un navigateur du XIXe siècle, ou presque ! Près de 2 000 personnes par an apprennent les rudiments de la voile à bord, ont l’opportunité de tenir la barre, de faire des quarts de nuit ou encore de grimper en haut du mât, vivant pendant quelques jours au rythme des matelots.

Le Belem déclare sa flamme

Côté grands événements, le Belem n’en est pas à son coup d’essai. Il était présent pour le centenaire de la statue de la liberté ou le 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec, et était l’invité de la reine Elisabeth II d’Angleterre à l’occasion de son jubilé de Diamant pendant les Jeux Olympiques de Londres. En 2024, c’est lui qui est parti à Athènes pour recueillir la flamme olympique. Son arrivée à Marseille, accompagnée d’une armada d’embarcations qui formeront une grande parade maritime, devrait réunir plus de 150 000 personnes le 8 mai. Ensuite, il hissera de nouveau les voiles, destination les Baléares !

SOURCE : Région Sud