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NICE : Éric CIOTTI : « Les JO 2030 ne se construiront ni sur le mensonge, ni sur des pressions »
Le maire de Nice, Éric Ciotti, dénonce les changements de cap incessants dans l’organisation des JO d’hiver 2030 et pose ses conditions.
La participation de Nice à l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver 2030, initialement engagée sur la voie d’un consensus, traverse une zone de fortes turbulences. Par un communiqué publié ce jeudi 28 mai 2026, le maire de Nice, Éric Ciotti, exprime son exaspération face à une instabilité croissante qui menace, selon lui, l’équilibre du projet et les intérêts des Niçois. Il dénonce des « déclarations contradictoires » et des « scénarios qui changent sans cesse », remettant en cause les bases des discussions menées jusqu’à présent.
Plus grave encore, l’édile s’inquiète de voir la présence même des Jeux à Nice remise en question.
Une telle éventualité priverait la région Provence-Alpes-Côte d’Azur de la quasi-totalité des épreuves, une situation jugée « incompréhensible » alors que l’initiative de la candidature émanait de la Région.
Le stade Allianz Riviera, point de blocage majeur
Le principal point de friction concerne l’utilisation du stade Allianz Riviera. Éric Ciotti réaffirme son refus catégorique de voir l’équipement bloqué durant une saison entière.
Il accuse l’équipe municipale précédente, menée par Christian Estrosi, d’avoir pris des engagements « sans transparence et sans mesurer les conséquences réelles ».
Alors qu’une indisponibilité de « quelques semaines » avait été évoquée, la réalité serait tout autre. Le maire de Nice affirme que ce point a été clarifié lors d’une réunion vendredi dernier avec Edgar Grospiron, président du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques (COJOP), et Christophe de Kepper, directeur exécutif des Jeux Olympiques au CIO. Ces derniers auraient confirmé une neutralisation du stade pour une durée d’au moins neuf mois, impactant directement une saison complète de l’OGC Nice ainsi que les autres événements économiques qui s’y tiennent.
Refus de toute dérive budgétaire et appel à la responsabilité
Au-delà du stade, la question financière est au cœur des préoccupations d’Éric Ciotti.
Il se positionne fermement contre « toute fuite en avant financière et tout gaspillage d’argent public ».
Pour lui, l’accueil des Jeux ne doit pas servir de prétexte à des « dépenses disproportionnées » ou à des montages financiers contraires aux intérêts des contribuables niçois.
Face à cette situation, le maire de Nice a interpellé directement le sommet de l’État. Il a adressé un courrier au président de la République vendredi dernier pour l’alerter sur ce dossier. Dans cette lettre, il insiste sur le fait que l’organisation ne doit être dictée « ni par des considérations politiciennes ni par certains intérêts de grands groupes privés ».
Évoquant l’approche du dixième anniversaire de l’attentat du 14 juillet 2016, il souligne que la ville de Nice « mérite respect, responsabilité et vérité ».
Une porte ouverte au dialogue, mais sous conditions strictes
Malgré ce durcissement de ton, la Ville de Nice se dit toujours « attachée à l’ambition olympique et reste ouverte au dialogue ».
Cependant, Éric Ciotti pose des conditions non négociables.
« Cette ambition ne peut se construire ni sur le mensonge, ni sur des pressions, ni sur des décisions contraires à l’intérêt des Niçois », prévient le maire.
Il conclut en assurant qu’il continuera de défendre une ligne claire pour des « Jeux sobres, réalistes, soutenables et compatibles avec les équilibres financiers et sportifs de la ville ».
L’avenir de la participation niçoise aux JO 2030 semble désormais suspendu à la capacité des organisateurs à répondre à ces exigences.
via Presse Agence.
