MARSEILLE : Lutte contre le cancer – L’IPC marq…
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MARSEILLE : Lutte contre le cancer – L’IPC marque un point décisif avec la chirurgie robotique
L’Institut Paoli-Calmettes révolutionne la chirurgie du sein avec un robot de pointe qui réduit les cicatrices et préserve l’image des patientes.
Dans l’arène impitoyable de la lutte contre le cancer du sein, chaque victoire, chaque avancée technologique est un triomphe célébré avec la ferveur d’un but en finale de coupe. Aujourd’hui, à Marseille, l’Institut Paoli-Calmettes (IPC) ne se contente pas de gagner un match ; il change les règles du jeu. Le centre de référence régional vient de s’équiper d’une nouvelle arme redoutable, le robot Da Vinci Single Port, qui promet de transformer la mastectomie en une intervention où la victoire sur la maladie n’est plus synonyme de mutilation. Une véritable révolution qui place la qualité de vie et l’intégrité corporelle des patientes au cœur de la stratégie.
Une victoire sans cicatrice visible.
Le combat contre le cancer du sein a longtemps laissé des marques indélébiles, pas seulement psychologiques, mais aussi physiques. La mastectomie traditionnelle, avec sa large cicatrice barrant le buste, était une séquelle douloureuse, un rappel constant de la bataille menée. Mais cette époque semble révolue. L’IPC, tel un club d’élite recrutant le meilleur joueur du monde, déploie une technique qui change la donne : une ablation de la glande mammaire et une reconstruction immédiate par prothèse, le tout réalisé via une unique incision de 3 à 4 cm, dissimulée sous le bras.
« Actuellement, nous pouvons retirer la glande mammaire tout en gardant l’enveloppe externe du sein, incluant l’aréole et le mamelon, et en remplaçant la glande mammaire par une prothèse en silicone dans le même temps opératoire. Grâce au robot Da Vinci single port, nous pouvons éviter d’avoir une cicatrice sur le sein, puisque la cicatrice est réduite à 3 à 4 cm, elle est située sous le bras, donc invisible quand on regarde le sein reconstruit », explique avec passion le Dr Marie BANNIER, chirurgienne en sénologie à l’IPC. C’est un K.O. technique pour les anciennes méthodes. « On passe d’une chirurgie considérée comme mutilante à une chirurgie mieux acceptée. L’engagement dans la préservation de la qualité de vie est l’ADN de l’Institut Paoli-Calmettes », martèle-t-elle. Une vision partagée par son coéquipier, le Dr Arthur BERTRAND, chirurgien en gynécologie et sénologie oncologique, qui souligne que cette innovation constitue « un enrichissement notable de l’offre de soins chirurgicale en reconstruction mammaire immédiate ».
Une performance d’équipe pulvérisant les statistiques.
L’IPC ne se contente pas d’avoir l’équipement, il a aussi la stratégie. La reconstruction immédiate est systématiquement proposée, une tactique offensive qui porte ses fruits. L’Institut affiche un taux de reconstruction immédiate de 40 %, pulvérisant la moyenne nationale qui stagne à 17 %. C’est la marque d’une équipe qui joue pour gagner sur tous les tableaux. Pour le Dr Bannier, l’objectif est clair et sans équivoque : « Le seul but de la reconstruction mammaire, qui n’est pas une chirurgie vitale, est la satisfaction et la qualité de vie de la patiente, sans avoir de complications post-opératoires ». La décision est prise en concertation, dans une relation de confiance totale entre le chirurgien et la patiente, comme un coach et son athlète avant une épreuve décisive.
Un équipement de champion au service des patientes.
Cette performance n’est possible que grâce à une technologie d’exception. L’IPC est le quatrième établissement en France, et le tout premier en région PACA, à intégrer ce bijou de technologie dans son arsenal. Le robot Da Vinci Single Port n’est pas autonome ; il est le prolongement ultra-perfectionné de la main du chirurgien. Avec des instruments plus fins, plus précis, et capables d’une rotation à 360 degrés, il surclasse les capacités humaines et permet une précision chirurgicale inégalée. C’est de la télé-chirurgie de haute volée. Cette acquisition confirme le statut de pionnier de l’IPC, où près de 80 % des cancers traités chirurgicalement le sont déjà de manière mini-invasive.
Avec 2 000 patientes traitées en 2024 et une place sur le podium des meilleurs hôpitaux de France pour la chirurgie du sein (Le Point 2025), l’IPC réaffirme son statut de champion. Derrière la technologie, c’est toute une équipe pluridisciplinaire – chirurgiens, oncologues, radiothérapeutes – qui se mobilise pour offrir une prise en charge globale et personnalisée, prouvant que les plus grandes victoires sont toujours collectives.
Pour plus d’informations : www.institutpaolicalmettes.fr


