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MARSEILLE : Santé – L’intelligence artificielle…

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MARSEILLE : Santé – L’intelligence artificielle offre une remontada historique au traitement de l’autisme

Une étude révèle que l’intelligence artificielle relance le traitement par bumétanide en ciblant efficacement près de 40 % des enfants autistes.

C’est un retournement de situation digne des plus grandes finales ! Alors que le coup de sifflet final semblait avoir retenti sur les espoirs du bumétanide, une molécule prometteuse contre l’autisme, l’intelligence artificielle vient de relancer le match de manière spectaculaire. Dans une étude percutante publiée dans la revue *Translational Psychiatry*, les équipes de Neurochlore et de B&A Biomedical prouvent que la partie est loin d’être terminée. L’IA a repéré ce que l’œil humain avait manqué : une victoire tactique décisive sur les symptômes pour une large partie des jeunes patients.

Une contre-attaque fulgurante grâce à la technologie.

Le scénario était pourtant mal engagé. Après des phases de qualification brillantes (phase 2), les grands essais cliniques de phase 3 avaient échoué à transformer l’essai, noyés par la diversité des profils des participants. Mais les chercheurs n’ont rien lâché. En changeant de stratégie et en faisant entrer en jeu un algorithme de « machine learning » nommé Q-Finder, ils ont totalement renversé la vapeur.

L’analyse est sans appel : en rejouant le match des données, l’IA démontre que le traitement s’impose largement face au placebo chez 30 à 40 % des enfants.     « L’échec d’un essai clinique ne signifie pas forcément que le traitement est inefficace. Il peut simplement refléter l’extrême diversité des profils cliniques dans l’autisme », scande le Pr Yehezkel Ben-Ari, neurobiologiste et capitaine de cette équipe de recherche marseillaise.

Un coaching de haute précision.

Fini le temps du « jeu unique » pour tout le monde. L’étude marque l’avènement d’une médecine de précision, comparable à un coaching tactique adapté à chaque joueur. L’algorithme a identifié les profils qui performent le mieux sous traitement. Ce sont des enfants présentant une difficulté modérée à s’adapter aux changements, des comportements répétitifs et des difficultés sociales marquées.

« Nos résultats confirment une idée simple : le même traitement ne peut pas fonctionner chez tous les enfants autistes. Il faut identifier, dès le départ, les profils cliniques qui peuvent en bénéficier », martèle le Pr Ben-Ari. Cette lecture du jeu permet désormais de prédire la réponse au traitement sans examens lourds, simplement en observant les bons indicateurs.

Vers une prolongation décisive.

Cette percée scientifique ouvre une brèche monumentale dans la défense de la maladie. Pour transformer cet essai en victoire définitive, l’équipe prépare une nouvelle offensive : une étude clinique ciblée uniquement sur ces profils répondeurs. B&A Biomedical (https://www.babiomedical.com/), fondée par le Pr Ben-Ari, cherche désormais des partenaires industriels ou financiers pour monter sur le terrain et soutenir cette phase de validation cruciale.

L’objectif est clair : décrocher le titre, c’est-à-dire l’autorisation du tout premier médicament capable de réduire les symptômes centraux de l’autisme pour une population identifiée. Le match continue, et l’espoir a changé de camp.