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VILLEPINTE : Benoit CLERC : « La sécurité alimentaire ne pe…

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VILLEPINTE : Benoit CLERC : « La sécurité alimentaire ne peut plus être un angle mort du débat public »

Une étude CSA pour ALDI révèle l’ampleur de la précarité alimentaire : un Français sur quatre craint de ne pas manger à sa faim.

Alors que les débats publics, notamment dans le cadre des récentes élections municipales, se sont focalisés sur la sécurité et le logement, une urgence silencieuse s’installe en France : la précarité alimentaire. Selon une étude exclusive menée par l’institut CSA pour ALDI France auprès d’un échantillon de 2 030 personnes, un quart des Français exprime la crainte fréquente de ne pas pouvoir manger à sa faim. Cette enquête, publiée ce jour, dresse un tableau alarmant de la situation, soulignant que près de deux Français sur dix sont contraints de réduire leur nombre de repas hebdomadaires par manque de moyens.

Une jeunesse et des familles monoparentales en première ligne

Le constat de l’étude est sans appel : 16 % des Français déclarent ne pas avoir assez à manger de manière fréquente en raison de contraintes financières. Cette moyenne nationale masque des réalités encore plus dures pour certaines catégories de la population. Le chiffre explose pour atteindre 37 % chez les jeunes de 18 à 24 ans et, dans une proportion identique, chez les familles monoparentales. Plus globalement, plus de la moitié de la population française présente au moins un marqueur de précarité alimentaire, qu’il s’agisse de réduire la taille des portions, de renoncer à des produits spécifiques ou de sauter des repas.

Les stratégies d’adaptation pour boucler le budget alimentaire sont devenues monnaie courante. Ainsi, 19 % des sondés admettent sauter des repas chaque semaine, tandis que 30 % achètent moins de fruits et légumes. La consommation de protéines animales est également fortement impactée, 43 % des Français ayant réduit leurs achats de viande, de poisson et de volaille. Ces chiffres confirment qu’en France, l’accès à une alimentation saine et équilibrée, que les citoyens définissent eux-mêmes comme le « bien manger », est devenu un luxe pour une part croissante de la population.

Un pouvoir d’achat éclipsé des débats publics

Malgré son statut de première préoccupation des Français en 2026 (38 %), devant la santé et l’insécurité, le pouvoir d’achat alimentaire semble paradoxalement absent des grands débats sociétaux. L’étude met en lumière un décalage criant entre l’urgence ressentie par les ménages et la place qui lui est accordée sur la scène publique. Seuls 53 % des Français jugent leur pouvoir d’achat « correct mais sans plus », et près d’un sur cinq (19 %) le qualifie de faible.

Les disparités sociales sont profondes. Les familles monoparentales sont 49 % à déclarer un faible pouvoir d’achat, un chiffre supérieur de 30 points à la moyenne nationale. Cette pression budgétaire se reflète directement dans les dépenses : alors que le budget alimentaire mensuel moyen s’élève à 424 €, il chute à 303 € pour les 18-24 ans et à 290 € pour les familles monoparentales, illustrant les arbitrages drastiques auxquels ces foyers sont confrontés.

L’appel à une prise de conscience nationale

Face à cette situation, ALDI France, commanditaire de l’étude, appelle à une mobilisation collective et réaffirme son engagement en faveur du pouvoir d’achat.

« La sécurité alimentaire ne peut plus être un angle mort du débat public. Quand un jeune sur deux a peur de ne pas pouvoir se nourrir correctement, il y a urgence à agir. Chez ALDI, nous avons baissé les prix sur plus de 50 % de nos produits en un an, mais ce combat dépasse largement notre seule action : il concerne toute la société. Nous devons collectivement placer l’accès à une alimentation de qualité au cœur des priorités nationales, au même titre que les autres enjeux sociétaux », déclare Benoit Clerc d’ALDI France.

L’enseigne souligne l’évolution de la perception des discounters : 52 % des Français estiment aujourd’hui que ces derniers proposent des produits de qualité équivalente aux supermarchés traditionnels. Par ailleurs, 41 % des sondés les considèrent comme le meilleur compromis coût-qualité. En s’appuyant sur un modèle constitué à 90 % de marques propres et de partenariats durables avec ses fournisseurs, ALDI se positionne comme un acteur clé pour garantir l’accès à une alimentation de qualité à un prix juste.

L’étude CSA pour ALDI a été réalisée en ligne du 17 au 25 février 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 2 030 Français âgés de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.