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TOULOUSE : Rugby – Chris ASHTON : « Dupont est à 95 %, mais le Top 14 est complètement fou »
L’ex-international anglais Chris Ashton décrypte la forme d’Antoine Dupont et désigne le Stade Toulousain comme l’immense favori du Top 14.
Le Top 14 retient son souffle. À l’aube des demi-finales qui s’annoncent incandescentes ce week-end, la planète rugby n’a d’yeux que pour le Stade Toulousain, machine de guerre en quête d’un nouveau Bouclier de Brennus. Au cœur de la mêlée médiatique, un homme, un nom : Antoine Dupont. Est-il toujours le demi-dieu du rugby mondial ?
L’ancien ailier du XV de la Rose et du RC Toulon, Chris Ashton, livre une analyse tranchante et passionnée dans un entretien accordé à Casino.org (https://www.casino.org/canada/fr/).
Dupont, un extraterrestre à 95 %
Pour l’Anglais, qui a connu les joutes féroces du championnat de France, le léger fléchissement du capitaine des Bleus est une suite logique, presque humaine, après des années de domination absolue.
« C’est la loi du sport, non ? Il y a toujours des hauts et des bas. Dans un sport collectif, il est impossible de maintenir éternellement un niveau aussi stratosphérique. Franchement, je ne sais même pas comment il a réussi à le faire pendant si longtemps », analyse Chris Ashton.
L’ancien joueur pointe la pression immense et la blessure subie comme des facteurs inévitables dans ce retour à une forme plus « normale », bien que toujours exceptionnelle.
« Il était inévitable qu’il connaisse un léger coup de moins bien à un moment donné. N’oublions pas qu’il a subi une blessure importante, et ce genre de coup d’arrêt peut nécessiter plus d’un an avant de retrouver l’intégralité de ses sensations ».
Si les fulgurances offensives semblent moins fréquentes, l’impact de Dupont reste, selon lui, colossal et indispensable à l’équilibre toulousain.
« On le voit encore réussir vingt plaquages, gratter plusieurs ballons et influencer les matchs. Peut-être qu’il ne marque plus ces deux essais extraordinaires que lui seul semblait capable d’inscrire. C’est probablement là que réside la différence aujourd’hui. À mes yeux, il n’est pas loin de son meilleur niveau. Il est peut-être à 95 % de ses capacités habituelles ».
Toulouse, une machine à gagner programmée pour le titre
Malgré ce Dupont légèrement moins « bionique », le Stade Toulousain demeure pour Chris Ashton le grand, l’unique favori à sa propre succession. L’expérience, la profondeur de l’effectif et une culture de la gagne chevillée au corps placent les Rouge et Noir sur un piédestal.
« Toulouse est toujours au rendez-vous, quelle que soit la saison. Ils ont cette capacité rare de s’imposer aussi bien à domicile qu’à l’extérieur », souligne-t-il.
« Ils doivent être considérés comme les grands favoris, ne serait-ce qu’en raison de leur culture de la gagne et de la profondeur de leur effectif ».
La folie du Top 14, l’ingrédient du chaos
Mais si la logique désigne Toulouse, la passion et l’histoire du Top 14 rappellent que rien n’est jamais écrit d’avance. Ashton, amoureux de ce championnat imprévisible, met en garde contre tout pronostic hâtif.
« Le championnat français est complètement fou, et c’est précisément pour ça que je l’adore. Je pensais encore la semaine dernière à Bordeaux, champion d’Europe, qui n’a même pas réussi à intégrer les six premières places. C’est absolument incroyable ».
Cette imprévisibilité, c’est l’ADN même du rugby français. Une vérité qui s’est vérifiée maintes fois par le passé et qui promet des phases finales explosives où le cœur peut renverser la raison.
« Sur le papier, Clermont n’avait aucune raison de s’imposer là-bas [à Bordeaux], mais lorsqu’une équipe française est dans un grand jour, elle peut renverser n’importe qui et se retrouver en finale », conclut l’Anglais.
Le message est clair : Toulouse a les armes, l’histoire et le talent pour soulever un nouveau Bouclier. Mais dans l’arène bouillante des demi-finales, la folie du Top 14 attend son heure pour, peut-être, tout faire basculer.
via PA Sport (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

