TOULON : Gestion de l’eau – Le Var aborde l&rsq…
Partager :

TOULON : Gestion de l’eau – Le Var aborde l’été avec des réserves satisfaisantes mais appelle à la sobriété
La préfecture du Var se veut rassurante sur les réserves d’eau mais appelle à la vigilance de tous les usagers face à la sécheresse printanière.
À l’approche de la saison estivale, le préfet du Var, Simon Babre, a réuni ce jeudi 28 mai le Comité ressources en eau du département afin d’anticiper les enjeux liés à la sécheresse. Si l’état des lieux global se révèle plutôt favorable grâce à un hiver pluvieux, la chaleur et l’absence de précipitations depuis deux mois imposent un appel général à la sobriété pour préserver cette ressource vitale.
Un bilan hivernal positif mais un printemps sec
Les services techniques de l’État ont présenté un tableau contrasté. La période de recharge hivernale 2025-2026 a été particulièrement bénéfique, avec un excédent de précipitations de 24 %, soit 775 millimètres enregistrés contre 626 attendus en moyenne. Cette situation a permis une recharge satisfaisante des nappes phréatiques, laissant présager un étiage des eaux souterraines qui devrait rester modéré durant l’été 2026.
Cependant, ce capital hydrique est déjà mis à l’épreuve. Les mois d’avril et de mai, marqués par des températures élevées et une absence de pluie, ont provoqué une baisse notable des débits des cours d’eau varois. Face à ce constat, la préfecture insiste sur la nécessité d’adopter dès maintenant des comportements économes.
La sobriété est présentée comme « le moyen le plus efficace pour reculer le moment où des mesures de restriction des usages de l’eau seront nécessaires ».
Mieux connaître pour mieux gérer les prélèvements
La réunion a également été l’occasion de dresser un panorama précis des usages de l’eau dans le département. Chaque année, près de 210 millions de mètres cubes sont prélevés dans le Var.
La répartition de ces volumes est la suivante :
– 62 % sont destinés à l’approvisionnement en eau potable.
– 32 % sont utilisés pour les besoins agricoles.
– 6 % sont alloués aux autres usages économiques, notamment les golfs, les ports et les industries.
Un effort particulier est mené sur la connaissance et la régularisation des canaux d’irrigation, qui représentent plus d’un tiers des prélèvements totaux. Lancée en 2023, la démarche partenariale progresse de manière significative : sur les 158 canaux actifs recensés, 55 sont aujourd’hui en conformité réglementaire et 61 sont en cours de régularisation. Au-delà de l’aspect légal, cette action permet une meilleure cartographie des prélèvements et ouvre la voie à des travaux de modernisation visant à réaliser des économies d’eau cruciales, en particulier dans les zones les plus déficitaires.
La mobilisation des acteurs économiques
L’implication du secteur privé est jugée essentielle pour atteindre les objectifs de sobriété. La Chambre de commerce et d’industrie a ainsi présenté le programme ReS’Eau, un dispositif d’accompagnement destiné aux entreprises des secteurs du tourisme et de l’industrie. Ce programme propose un diagnostic complet des usages de l’eau et aide à la mise en œuvre d’actions concrètes pour réduire la consommation. Ce retour d’expérience est considéré comme une démarche précieuse pour diffuser les bonnes pratiques.
Le Comité ressources en eau, qui rassemble une cinquantaine de membres (services de l’État, élus, collectivités, usagers et associations), réaffirme ainsi son rôle de concertation pour une gestion optimisée et partagée d’un bien commun essentiel au territoire.
via Presse Agence.
