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TOULON : Contrôle en mer – Un pétrolier suspecté de f…

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TOULON : Contrôle en mer – Un pétrolier suspecté de faux pavillon dérouté par la Marine nationale

La Marine nationale a intercepté et dérouté en Méditerranée un pétrolier en provenance de Russie, soupçonné d’arborer un faux pavillon camerounais.

La Marine nationale a mené une importante opération de police en haute mer le 23 juin 2026, aboutissant au déroutement d’un navire de commerce suspect. Selon un communiqué du préfet maritime de la Méditerranée, des moyens militaires français sont intervenus en Méditerranée centrale pour contrôler le pétrolier-cargo DELIVER, qui naviguait sous un pavillon camerounais après avoir appareillé de Primorsk, en Russie.

Une opération fondée sur le droit international

Cette intervention a été déclenchée sur la base de forts soupçons quant à l’authenticité du pavillon arboré par le navire. L’opération de contrôle de pavillon s’est déroulée dans le cadre juridique de l’article 110 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Cet article autorise un navire de guerre à arraisonner en haute mer un navire étranger s’il y a de sérieuses raisons de soupçonner que ce dernier se livre à la piraterie, au transport d’esclaves, à des émissions non autorisées, ou qu’il n’a pas de nationalité, voire qu’il a en réalité la même nationalité que le navire de guerre malgré un pavillon étranger. L’objectif était donc de vérifier la nationalité réelle du DELIVER.

Des soupçons confirmés et une procédure judiciaire

Une fois à bord du pétrolier-cargo, l’équipe de visite de la Marine nationale a procédé à l’examen des documents de bord. Cette vérification a rapidement confirmé les doutes initiaux des autorités françaises concernant la régularité du pavillon camerounais.

Face à cette infraction présumée, un signalement a été immédiatement transmis au procureur de la République de Marseille, dont le tribunal est compétent en matière d’affaires maritimes. Conformément au droit international et sur demande du magistrat, la décision a été prise de dérouter le navire le jour même de son interception.

Un navire sous escorte vers un point de mouillage

À l’heure actuelle, le DELIVER est escorté par des navires de la Marine nationale vers un point de mouillage non spécifié, où des vérifications plus approfondies seront menées par les services compétents. Cette action illustre la vigilance des autorités françaises face aux activités illicites en mer.

La préfecture maritime a souligné que cette opération a été menée en étroite coopération avec des partenaires internationaux, notamment l’opération européenne EUNAVFOR MED IRINI, chargée de faire respecter l’embargo des Nations unies sur les armes à destination de la Libye, ainsi qu’avec des alliés comme le Royaume-Uni. Cette collaboration met en lumière « l’engagement constant et la détermination de la France et de ses partenaires à agir pour le respect du droit international », conclut le communiqué.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).