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SANARY SUR MER : Maxime GHINOZZI, réalisateur du film « Der…

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SANARY SUR MER : Maxime GHINOZZI, réalisateur du film « Dernière Tribune », donne une voix aux centres d’impression

À seulement 21 ans, Maxime Ghinozzi, étudiant à l’École Nationale de l’Audiovisuel (ENSAV) de Toulouse, s’impose déjà sur la scène cinématographique avec son film « Dernière tribune ».

Originaire de Sanary-sur-Mer, ce jeune réalisateur a su transformer son parcours académique en une passion pour le cinéma, tout en gardant un lien indéfectible avec le journalisme.

Un tremplin vers le cinéma

Dès le collège, Maxime se retrouve face à la question cruciale de l’orientation professionnelle. Bien que son instinct l’ait d’abord poussé vers le journalisme, c’est au lycée qu’il découvre la spécialité cinéma audiovisuel. Cette option, qu’il choisit avec l’espoir d’enrichir sa formation journalistique, devient un véritable tremplin pour sa passion naissante pour le septième art.

Ses professeurs remarquent l’interconnexion entre ses œuvres et le journalisme, notamment dans son approche documentaire. Son film précédent, « Janvier moche », avait déjà amorcé cette exploration.

Dans le cadre de ses études, Maxime réalise un dossier, sur le thème du silence. Après avoir couvert des manifestations contre les réformes des retraites, il s’interroge sur l’absence de voix des manifestants. Cette réflexion le conduit à s’intéresser aux centres d’impression de journaux, un sujet peu médiatisé.

« Dernière tribune »

Après avoir interviewé Cédric Caubère, secrétaire départemental de la CGT de la Haute-Garonne, il découvre le centre d’impression d’Escalquens, qui devient le cœur de son projet.

Durant deux soirées passées dans cette usine, Maxime s’immerge dans le quotidien des employés. Il apprend que, bien que la fermeture ne soit pas immédiate, la baisse constante des impressions préfigure une fin inévitable. Touché par cette réalité, il décide de donner une voix à ces travailleurs, souvent oubliés des récits médiatiques.

« Dernière tribune » se veut un hommage à ces lieux impressionnants et à ceux qui y travaillent. Maxime met l’accent sur l’importance de l’image, préférant un cinéma visuel plutôt que dialogué. Le film évoque le bruit des machines comme une métaphore du silence des employés, soulignant ainsi le contraste entre l’effervescence de la production et l’oubli social.

Avec une approche audacieuse du montage, Maxime collabore étroitement avec son équipe, encourageant chacun à exprimer sa créativité tout en servant l’idée directrice du film : la fermeture silencieuse d’un centre d’impression.

« Dernière tribune » sera bientôt présenté au festival de Bandol, marquant une étape importante dans la carrière de ce jeune réalisateur prometteur. Parallèlement, Maxime travaille sur un projet de long métrage, laissant présager un avenir riche en créations cinématographiques.

Laurette PARAY – Photos DR.

A NOTER…

Retrouvez le film « Dernière Tribune » sur YouTube :