SAINT-TROPEZ : Affaire Desperados – Un artiste fait r…
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SAINT-TROPEZ : Affaire Desperados – Un artiste fait reconnaître ses droits sur l’univers biker de Johnny Hallyday
La justice reconnaît les droits d’un artiste tropézien sur les visuels du club « Desperados » créé par Johnny Hallyday au début des années 90.
Bien avant de désigner une célèbre bière aromatisée, le nom « Desperados » était synonyme de rock, de cuir et de Harley-Davidson dans l’entourage de Johnny Hallyday. Un jugement du tribunal judiciaire de Marseille, rendu le 26 mars 2026, vient de remettre en lumière cette histoire méconnue en rétablissant dans ses droits l’artiste tropézien SANTIAG, alias Jean-Philippe Daures, qui revendique la paternité des créations visuelles du club de motards fondé par le chanteur.
Avant la bière, un club de motards
L’affaire plonge ses racines en 1992, lorsque Johnny Hallyday crée son propre club de motards, le Harley Davidson Club (HDC), qu’il baptise « DESPERADOS ». Loin des circuits commerciaux, ce nom appartient alors à l’univers intime et rebelle de l’idole des jeunes. Pour donner une identité visuelle à ce cercle privé, il fait appel à SANTIAG, artiste aux multiples talents (maître tatoueur, peintre, sellier) évoluant dans la culture rock.
SANTIAG affirme avoir conçu et réalisé l’ensemble des logos et emblèmes du HDC DESPERADOS. Ces créations, symboles d’appartenance et d’une esthétique biker chère au chanteur, auraient ensuite été dûment protégées auprès d’un huissier de justice et de l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI).
Le dépôt de marque contesté de 1993
Le point de bascule de cette saga se situe le 27 avril 1993. Selon SANTIAG, deux proches du club, José Rodriguez (alors vice-président du HDC) et Gilles Pardon, déposent la marque DESPERADOS en y intégrant une identité visuelle qui lui appartient, et ce sans son autorisation. Cette marque est ensuite rapidement vendue à la brasserie alsacienne Fischer, qui lance la bière du même nom, propulsant une appellation issue d’un cercle biker confidentiel vers une renommée nationale et populaire.
Dès 1993, l’artiste indique avoir tenté de faire valoir ses droits auprès de la brasserie. D’après les éléments qu’il a transmis, Fischer aurait alors fait le choix de n’exploiter que le nom DESPERADOS, sans utiliser le logo litigieux revendiqué par SANTIAG, pour éviter d’envenimer la situation. Faute de moyens financiers suffisants à l’époque, l’artiste avait dû suspendre son action en justice.
Un long combat judiciaire et une victoire décisive
Le dossier a été relancé en 2018, après le décès de Johnny Hallyday, lorsque José Rodriguez a réactivé le HDC DESPERADOS en réutilisant, selon SANTIAG, les créations visuelles originelles. Après plusieurs années de procédure, la décision du tribunal de Marseille du 26 mars 2026 marque un tournant. La justice a reconnu les droits de propriété intellectuelle, artistique et d’auteur de SANTIAG sur ses œuvres.
Cette victoire judiciaire ne clôt cependant pas l’affaire. Dans la foulée, le 2 avril 2026, SANTIAG a déposé une nouvelle marque DESPERADOS intégrant son logo historique. Une semaine plus tard, le 9 avril, le HDC DESPERADOS a procédé à un nouveau dépôt de marque que l’artiste considère comme une copie de celle qui a pourtant fait l’objet de la condamnation. Le combat pour la reconnaissance de son travail se poursuit donc.
SANTIAG, un artiste au cœur de l’univers Hallyday
Installé à Saint-Tropez depuis près de vingt-cinq ans, Jean-Philippe Daures n’est pas un inconnu dans l’entourage de la légende du rock. Il revendique la création de plusieurs visuels emblématiques liés à Johnny Hallyday, comme ceux d’AMERICAN BIKERS ou de THUNDER EAGLE, le célèbre motif de l’aigle et de la plume qu’il affirme avoir lui-même tatoué sur le chanteur.
Son artisanat a également accompagné des objets iconiques de l’artiste, tels que des gilets, des casques, deux Harley-Davidson customisées et plusieurs sangles de guitare, dont une en peau de cobra blanc que Johnny aurait utilisée sur scène de 1992 jusqu’à la fin de sa carrière. Aujourd’hui, SANTIAG souhaite que les ayants droit de Johnny Hallyday puissent bénéficier d’un droit de regard et d’un pourcentage sur l’exploitation des marques DESPERADOS qu’il a déposées, estimant que cette histoire fait partie intégrante de l’héritage symbolique du chanteur.
Pour en savoir plus sur cette affaire, un site web a été mis en ligne : http://www.desperadosoriginal.com
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

