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PARIS : Tourisme – Voyager en mars permet d’éco…

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PARIS : Tourisme – Voyager en mars permet d’économiser jusqu’à 40 % sur les billets d’avion

Le comparateur Liligo révèle que partir durant l’intersaison entre les vacances d’hiver et de printemps permet de réduire drastiquement son budget voyage.

Alors que la zone C termine ses vacances d’hiver et que les congés de printemps ne débuteront que début avril, une fenêtre de tir idéale s’ouvre pour les voyageurs en quête de bonnes affaires. Cette période d’intersaison, qui s’étend du 7 mars au 4 avril 2026, offre une opportunité économique majeure. Moins d’affluence dans les aéroports, une disponibilité accrue dans les hébergements et, surtout, une chute significative des tarifs : le mois de mars s’impose comme le moment stratégique pour s’évader.

Selon les données dévoilées ce vendredi par Liligo (https://www.liligo.fr/), comparateur de voyages spécialisé, les économies peuvent être substantielles. L’analyse des recherches effectuées pour des départs en mars montre des baisses de prix allant jusqu’à 40 % par rapport aux périodes de haute fréquentation scolaire.

Le Maghreb et l’Europe du Sud en tête des baisses

Les destinations traditionnellement prisées des Français voient leurs tarifs fondre dès lors que la pression scolaire retombe. C’est particulièrement flagrant pour Marrakech. La ville rouge, qui conserve son titre de destination favorite des Français en 2025, affiche un prix moyen de 187 euros pour un aller-retour en mars. Ce tarif représente une baisse spectaculaire de 39 % par rapport aux prix constatés pour les vacances de printemps à venir.

La tendance est similaire pour d’autres destinations ensoleillées du bassin méditerranéen. Tunis, accessible pour environ 171 euros, et Porto, à 132 euros, enregistrent toutes deux une baisse de 20 %. Pour les voyageurs disposés à décaler leur départ de quelques semaines, l’opération est financièrement très avantageuse.

L’Europe du Sud offre également des opportunités saisissantes, notamment pour ceux qui visent le Portugal ou l’Italie. La ville de Faro, en Algarve, présente l’écart de prix le plus important avec une chute de 41 % par rapport aux vacances de Pâques, s’établissant à une moyenne de 124 euros. L’Espagne n’est pas en reste, avec Alicante qui voit ses tarifs diminuer de 27 % (109 euros en moyenne).

Des capitales européennes à moins de 100 euros

Pour les amateurs de séjours urbains (city-breaks), mars est le mois des billets à moins de deux chiffres. Milan décroche la palme de la destination la plus abordable du classement, avec un billet moyen à seulement 93 euros, soit une économie de 18 % par rapport au printemps. Londres suit de près à 99 euros (-26 %), confirmant que la capitale britannique reste accessible hors saison malgré le coût de la vie sur place.

En France, Marseille tire son épingle du jeu. La cité phocéenne est accessible par les airs pour une moyenne de 106 euros, ce qui représente une économie de 13 % comparativement aux tarifs d’avril.

L’Outre-mer plus accessible qu’au printemps

Les économies ne se limitent pas au moyen-courrier. Les voyageurs désirant traverser l’Atlantique pour rejoindre les Antilles françaises bénéficient aussi de cet ajustement tarifaire. Un vol pour Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) coûte en moyenne 583 euros en mars, soit une baisse de 12 % par rapport aux vacances de printemps. Pour Fort-de-France (Martinique), le billet moyen s’affiche à 600 euros.

Si ces baisses semblent plus modestes en pourcentage que sur les vols européens, elles représentent néanmoins une économie de plusieurs dizaines d’euros par billet, une somme non négligeable pour un foyer, même réduit.

La location de voiture suit la tendance

Le budget transport ne s’arrête pas au tarmac. Le poste de dépense lié à la location de véhicule subit, lui aussi, une déflation bienvenue durant cette intersaison. C’est particulièrement vrai pour les destinations où la voiture est indispensable. En Guadeloupe, louer un véhicule à Pointe-à-Pitre coûte environ 32 euros par jour (227 euros la semaine), soit 26 % de moins que durant les vacances d’hiver qui viennent de s’achever.

En Europe et au Maghreb, les chutes sont encore plus vertigineuses pour le printemps. À Naples, la location de voiture plonge de 45 % par rapport aux tarifs d’avril. Le record est détenu par Marrakech, où le coût de la location s’effondre de 49 %, s’établissant à une moyenne dérisoire de 15 euros par jour.

Un créneau pour les actifs sans enfants et les retraités

Cette période charnière s’adresse avant tout à une population qui n’est pas contrainte par le rythme scolaire. Guillaume Rostand, porte-parole de Liligo, analyse ce phénomène : « Les baisses observées montrent que quelques semaines de décalage suffisent à générer des économies, tant sur les vols que sur la location de voiture. Pour les couples sans enfants, les télétravailleurs ou les retraités, cette période intermédiaire est une excellente affaire : des tarifs plus accessibles, moins de touristes, et des conditions de voyage souvent plus confortables ».

Alors que l’inflation pèse toujours sur le pouvoir d’achat, la flexibilité calendaire apparaît plus que jamais comme le levier le plus efficace pour continuer à voyager sans sacrifier son budget.