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PARIS : Tourisme – Un tiers des Français prêts à déla…

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PARIS : Tourisme – Un tiers des Français prêts à délaisser les locations courtes durées pour l’hôtel

Selon une étude Catella, 34 % des Français se tourneraient vers l’hôtel si les prix des locations saisonnières augmentaient, révélant une fidélité fragile.

Dans un contexte de hausse des prix hôteliers (+9 % en 2024 selon Atout France) et de durcissement réglementaire pour les meublés touristiques, l’équilibre entre les modes d’hébergement en France est de plus en plus précaire. Une étude menée par YouGov pour le groupe financier Catella, publiée le 1er juin 2026, révèle que l’attractivité des locations de courte durée repose massivement sur leur avantage tarifaire, une base qui pourrait s’avérer fragile.

Une fidélité conditionnée au portefeuille

L’attachement des Français à la location saisonnière entre particuliers est loin d’être inconditionnel. L’enquête montre que seuls 10 % des utilisateurs y resteraient fidèles quoi qu’il arrive, même face à une augmentation des prix. À l’inverse, près des deux tiers des usagers (63 %) se déclarent ouverts à une alternative hôtelière en cas de hausse.

Cette sensibilité au prix est particulièrement marquée chez les catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP+), où 74 % envisageraient de changer de mode d’hébergement. Les disparités régionales sont également notables : dans le Sud-Est, où la pression touristique est forte, 71 % des sondés sont prêts à arbitrer, contre 57 % dans le Nord-Est.

Le prix, principal facteur de renoncement à l’hôtellerie

Si l’hôtel apparaît aujourd’hui comme une alternative crédible, il reste un choix auquel beaucoup ont dû renoncer. Un Français sur deux déclare avoir déjà écarté l’option hôtelière, une proportion qui atteint 59 % en région parisienne et culmine à 70 % chez les 25-34 ans.

La raison principale de ce renoncement est sans surprise le prix, cité par 32 % des répondants, et même par 43 % des jeunes actifs de 25 à 34 ans. Ces arbitrages financiers, exacerbés par les tensions sur le pouvoir d’achat et le logement, montrent que le désintérêt pour l’hôtel est moins un choix de confort qu’une contrainte économique.

Un cadre réglementaire qui pourrait rebattre les cartes

L’évolution du marché pourrait être accélérée par le nouveau contexte législatif. Près d’un Français sur deux (46 %) estime que la réglementation des locations de courte durée devrait être renforcée. Cette attente est particulièrement forte dans les régions les plus touristiques comme le Sud-Ouest et le Sud-Est (50 %).

La récente loi Le Meur, qui réduit certains avantages fiscaux et renforce les pouvoirs des maires, pourrait entraîner une hausse progressive des tarifs des locations. À Paris, les effets se font déjà sentir : l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR) note une stabilisation des annonces à 54 000 en octobre 2025, après un pic à 79 000 durant l’été 2024. Ce segment représente un enjeu économique majeur, ayant généré 585 millions d’euros de chiffre d’affaires hors circuit hôtelier dans la capitale, d’après la Direction générale des entreprises (DGE).

L’opportunité d’une offre hôtelière réinventée

Cette recomposition du marché ouvre des perspectives pour une hôtellerie modernisée, plus flexible et attentive au rapport qualité-prix.

« Quand l’hôtel devient trop cher ou inaccessible, une partie de la demande se reporte vers les locations courte durée, sans emploi local, sans fiscalité hôtelière, et sans les obligations qui s’imposent aux établissements professionnels. Derrière cet arbitrage, il y a un véritable enjeu d’équilibre économique des territoires », analyse Raphaël Amouretti, Président de Catella Property.

Le recours à l’hôtel se fait aujourd’hui sur des critères pragmatiques : pour des séjours courts (33 %), des prix compétitifs (32 %) et les services inclus (28 %). Cette flexibilité favorise l’émergence de modèles hybrides, mêlant hébergement, coworking et séjours de longue durée. Par ailleurs, la cohabitation entre clientèles de loisirs et d’affaires est largement acceptée : 46 % des sondés estiment qu’elle n’a aucun impact sur leur séjour, et 13 % y voient même un avantage.

À propos de l’étude

L’enquête a été menée en ligne par l’institut YouGov du 17 au 20 avril 2026 auprès d’un échantillon de 1 007 personnes, représentatif de la population nationale française âgée de 18 ans et plus.

Catella est un groupe financier européen spécialisé en conseils financiers, gestion d’actifs et investissements.

Le groupe emploie environ 500 salariés dans 25 villes et 12 pays, combinant une approche de banque d’affaires à une expertise reconnue du marché immobilier.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse).