PARIS : Sylvana LORENZ, « L’art est une partie de pla…
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PARIS : Sylvana LORENZ, « L’art est une partie de plaisir »
Figure des Eighties, la vie de Sylvana Lorenz est un happening perpétuel.
Tout commence à Nice, en 1968, sur le chemin du lycée Calmette, lorsqu’elle rencontre à 15 ans, L’artiste Fluxus Ben devant sa boutique décorée d’écritures blanches qui lui enseigne le « Tout est art » de Marcel Duchamp. Elle rencontre grâce à lui plusieurs artistes de l’Ecole de Nice, César, Arman…dont elle commence à vendre les œuvres à des collectionneurs éblouis par sa jeunesse et sa beauté.
Montée à Paris, elle y rencontre le très séduisant commissaire-priseur, Pierre Cornette de Saint Cyr dont elle tombe follement amoureuse et qui l’emploie comme expert en art contemporain dans son étude. Aidée par l’effervescence de la création des années 80, elle vit nombre d’aventures piquantes avec les artistes qui deviendront célèbres comme Robert Combas, Jean-Michel Basquiat, Keith Haring, Jeff Koons… et tant d’autres. Jamais les musées d’art contemporain n’avaient été aussi fréquentés que dans ces années-là. Jamais on n’avait vu un tel marché en folie. En exposant dans sa galerie du Marais les plus grands artistes de cette époque, Sylvana Lorenz a participé activement à la marche en avant de l’histoire de l’art. « La vie était une fête que nous vivions entre copains sans comprendre que nous écrivions l’histoire de l’art. »
Ses mémoires mêlent souvenirs personnels et réflexions rétrospectives sur l’importance des divers mouvements artistiques de la fin du vingtième. « C’est comme un conte, mais c’est la vraie vie d’une vraie femme », selon l’ex ministre de la culture, Jacques Toubon.
Au delà de l’aspect historique, ces mémoires mettent en lumière l’alliance des relations amoureuses avec les relations professionnelles qui ont influencé l’épanouissement d’une femme qui n’appartient qu’à sa propre volonté d’avant l’ère du wokisme. Dans ce monde d’hommes ce genre de relations pouvaient créer un réseau de soutien précieux. Un partenaire amoureux pouvait offrir à une femme un soutien émotionnel et encourager ses ambitions professionnelles.
L’essor d’une femme dépendait de divers facteurs, et le soutien positif d’un homme puissant dans les relations professionnelles pouvait certainement contribuer à son épanouissement. Cette vision pourrait faire bondir certaines wokistes, sensibles aux dynamiques de pouvoir dans les relations professionnelles, en particulier lorsqu’il y a des hiérarchies ou des déséquilibres de pouvoir avec risques potentiels de coercition ou de harcèlement, en particulier lorsque les relations amoureuses se produisent dans des environnements de travail.
Née en 1953, Sylvana Lorenz a longtemps dirigé sa galerie d’art conceptuel dans le Marais, à Paris, avant d’être nommée responsable de la communication de l’Espace Cardin à partir de 1998. Elle est l’autrice de Madame Cardin (l’Archipel, 2021), récit de sa collaboration avec le célèbre couturier, qu’elle a côtoyé pendant trente ans.
Sylvana Lorenz sera en dédicace à La 8e Librairie Ephémère de Drouot et la remise du Prix Drouot 2024 et du Prix Gazette Drouot 2024 qui auront lieu le jeudi 7 mars 2024 de 19h à 21h à l’Hôtel Drouot, 7 rue Drouot Paris 7e. invitation de Cocktail & culture


