PARIS : Sébastien CORDIER (AFDCC) : « Le crédit client est…
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PARIS : Sébastien CORDIER (AFDCC) : « Le crédit client est le premier risque de l’économie française »
Un baromètre Payt et Ipsos BVA révèle que 53 % des entreprises françaises voient leur pérennité directement menacée par les factures impayées.
PARIS – Les retards de paiement ne sont plus un simple aléa de gestion, mais une menace structurelle pour le tissu économique français. C’est le constat alarmant que dresse la première édition du baromètre dévoilé ce lundi 20 avril 2026 par Payt, leader européen des solutions de gestion de créances, et l’institut Ipsos BVA. Menée du 24 au 26 mars derniers, l’enquête met en lumière une réalité où les impayés fragilisent une entreprise sur deux et déclenchent des réactions en chaîne aux conséquences dévastatrices.
Un risque vital et un effet domino systémique
Les chiffres de l’étude sont sans appel : 53 % des dirigeants interrogés affirment que la pérennité financière de leur entreprise a déjà été menacée par des factures non réglées. Pour un cinquième d’entre eux (20 %), cette menace est même qualifiée de « sérieuse » ou « très sérieuse », se traduisant concrètement par des découverts bancaires, des investissements sacrifiés ou des reports de salaires.
Au-delà de l’impact direct, le baromètre met en évidence un dangereux « effet de cascade ». Près de la moitié des entreprises (49 %) ont déjà été contraintes de retarder à leur tour le paiement de leurs propres fournisseurs ou le versement des salaires à cause d’un client défaillant. Pour 7 % des sondés, cette situation est même devenue récurrente, survenant plusieurs fois par an et propageant ainsi l’instabilité à l’ensemble de la chaîne de valeur.
Une gestion artisanale face à une menace croissante
L’étude révèle également une lacune préoccupante dans la surveillance du risque. Au cours des trois dernières années, 30 % des dirigeants ont été surpris par la faillite ou le redressement judiciaire d’un client majeur, soulignant un manque d’anticipation. Seuls 22 % avaient bénéficié d’alertes préalables.
Face à cette menace, beaucoup d’entreprises semblent démunies, voire résignées. Signe d’une gestion souvent artisanale et chronophage, 42 % des sociétés déclarent avoir déjà renoncé à recouvrer une facture impayée, jugeant le temps et l’énergie nécessaires supérieurs au montant dû. Cette situation s’explique en grande partie par un sous-équipement technologique : 71 % des entreprises ne disposent d’aucun logiciel dédié au recouvrement et continuent de gérer leurs relances manuellement par courriel et téléphone.
La parole aux experts : un changement de culture s’impose
Pour Martin Habfast, Directeur Général de Payt France, ces chiffres confirment une réalité de terrain alarmante. « En lançant ce baromètre avec Ipsos, nous voulions mesurer avec rigueur ce que les dirigeants français vivent réellement. Les chiffres sont sans appel. Pourtant, trois entreprises sur quatre continuent de gérer leurs relances à la main. Ce n’est pas un problème de volonté, mais de méthode et d’outils. Une créance bien gérée, c’est une relation client préservée », analyse-t-il.
Un point de vue partagé par Sébastien Cordier, Président de l’Association Française des Credit Managers & Conseils (AFDCC), qui appelle à une prise de conscience stratégique. « Ces résultats confirment que le crédit client est le premier levier de financement de l’économie française, mais aussi son premier risque. Trop de dirigeants subissent encore l’impayé comme une fatalité alors qu’une culture du cash, soutenue par des processus structurés, est le seul rempart efficace contre l’effet domino des défaillances. Il est urgent que la gestion du poste client devienne une priorité stratégique, et non plus une simple tâche administrative », insiste M. Cordier.
La technologie comme rempart à la crise de trésorerie
Dans ce contexte de défaillances d’entreprises en hausse, des solutions technologiques émergent pour professionnaliser la gestion des créances. C’est le cas de Payt (www.paytsoftware.fr), la fintech néerlandaise à l’origine de l’étude, qui accélère son déploiement en France depuis son siège lyonnais. En automatisant intelligemment les processus de relance et en facilitant le dialogue avec les clients via des portails interactifs, la plateforme ambitionne de libérer la trésorerie des PME et ETI. Fondée en 2013, la société traite déjà 50 milliards d’euros de flux annuels pour plus de 5 000 entreprises en Europe.
L’étude complète et ses résultats détaillés sont accessibles au public sur le site de l’entreprise (payt.fr).
*Méthodologie : L’enquête a été réalisée en ligne par Ipsos BVA du 24 au 26 mars 2026 auprès d’un échantillon représentatif de 400 dirigeants d’entreprises françaises du secteur privé (hors grandes entreprises).*
