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PARIS : François GOMBERT : « PSG, un milliard d’€ pou…

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PARIS : François GOMBERT : « PSG, un milliard d’€ pour zéro Ligue des champions »

François Gombert décrypte l’échec de l’ère « galactique » du PSG, une stratégie commerciale qui a coûté un milliard sans trophée européen.

Un milliard d’euros d’investissements, trois des plus grandes stars mondiales réunies sous le même maillot — Neymar, Messi, Mbappé — et pourtant, aucun sacre en Ligue des champions. Tel est le bilan des sept dernières années du Paris Saint-Germain, une période analysée en profondeur par le spécialiste en communication stratégique François Gombert dans sa newsletter « Com’On En Parle ! ». Loin d’un simple commentaire sportif, son analyse décortique comment un projet initialement solide a dévié de sa trajectoire pour devenir une machine commerciale aux résultats sportifs décevants sur la scène européenne.

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Un tournant traumatique : la « remontada »

Tout bascule le 8 mars 2017. Ce jour-là, le PSG se déplace à Barcelone pour un match retour de Ligue des champions avec une avance confortable de 4-0 acquise à l’aller. La qualification semble une formalité. Mais le club parisien s’effondre et subit une défaite historique 6-1, encaissant trois buts dans les sept dernières minutes. Cet événement, baptisé « la remontada », est bien plus qu’une déroute sportive ; c’est une humiliation mondiale.

Selon François Gombert, le naufrage est aussi communicationnel. La campagne du club, « Dream Bigger » (Rêver plus grand), et l’assurance affichée par les joueurs se retournent violemment contre eux. Le silence de la direction parisienne dans les heures qui suivent la défaite laisse le champ libre aux critiques. De cette soirée, le club hérite d’une étiquette qui lui collera durablement à la peau : celle d’une « bande de mercenaires sans cœur », mentalement fragile et incapable de résister à la pression des grands rendez-vous.

La réponse par le chéquier, pas par le jeu

La blessure d’orgueil est profonde. La réponse du Qatar, propriétaire du club, ne se fait pas attendre, mais elle prend une direction inattendue. Plutôt que de corriger les faiblesses sportives de l’effectif, le PSG opte pour une « riposte nucléaire » sur le marché des transferts dès l’été 2017. Le club paie la clause libératoire de Neymar pour 222 millions d’euros, pulvérisant le record mondial du transfert le plus cher. Dans la foulée, il recrute le jeune prodige Kylian Mbappé pour 180 millions d’euros.

Pour l’analyste, ce virage marque le passage d’une logique de construction d’équipe à une pure collection de superstars, sur le modèle des « Galactiques » du Real Madrid du début des années 2000. L’objectif n’est plus de bâtir un projet sportif cohérent, mais d’empiler les plus grands noms du football mondial pour maximiser la visibilité et les revenus commerciaux.

Un objectif flou pour un échec précis

Le cœur du problème, selon François Gombert, réside dans ce glissement stratégique. Il le résume par une formule choc.

« Tout objectif flou mène inéluctablement à une connerie précise », analyse François Gombert.

En répondant à un échec sportif par une surenchère commerciale, le PSG a changé de boussole. La direction ne se demande plus comment construire une équipe pour gagner, mais comment acheter les joueurs dont la planète parle.

« Ce ne sont pas les mêmes questions. C’est même tout le problème », souligne-t-il.

Cette stratégie, si brillante sur le plan marketing, a montré ses limites sur le terrain pendant sept ans, créant des déséquilibres sportifs et des conflits d’ego qui ont empêché le club d’atteindre son rêve ultime : remporter la Ligue des champions.

L’analyse complète de François Gombert, qui revient également sur l’arrivée de Lionel Messi et les tensions internes, est publiée dans sa newsletter « Com’On En Parle ! », une publication indépendante soutenue par ses lecteurs.

via Presse Agence.