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PARIS : Santé mentale – Les adolescents, et surtout l…

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PARIS : Santé mentale – Les adolescents, et surtout les filles, en première ligne de la détresse psychologique

Une nouvelle analyse de Santé Publique France révèle des chiffres alarmants sur la santé mentale des jeunes, avec une détresse particulièrement marquée chez les adolescentes.

La santé mentale des enfants et des adolescents en France demeure un enjeu de santé publique de premier plan. Selon de nouvelles analyses publiées par Santé Publique France en ce mois de juin 2026, si certains indicateurs de bien-être montrent une timide amélioration depuis 2022, le tableau général reste sombre et révèle une vulnérabilité croissante, notamment chez les jeunes filles.

Un constat préoccupant pour l’enfance et l’adolescence

Les chiffres dévoilés par l’agence nationale de santé publique sont sans appel et touchent toutes les tranches d’âge. L’enquête Enabee, une étude de référence, indique que 13 % des enfants scolarisés en école élémentaire (6-11 ans) présentent au moins un trouble probable de santé mentale, qu’il soit émotionnel, oppositionnel ou lié à un déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité.

La situation se complexifie à l’entrée dans l’adolescence. Près d’un collégien sur deux (45 %) déclare souffrir de plaintes psychologiques récurrentes comme la nervosité, l’irritabilité ou un sentiment de déprime. Au lycée, les indicateurs s’aggravent encore : 19 % des élèves présentent un risque élevé de dépression. De plus, un lycéen sur cinq (20 %) déclare avoir eu des pensées suicidaires au cours des douze derniers mois.

Les adolescentes, une population particulièrement vulnérable

L’analyse met en lumière une disparité de genre prononcée. Les jeunes filles sont systématiquement plus touchées par cette détresse psychologique. La prévalence des plaintes est plus élevée chez les collégiennes, et le risque de dépression est en hausse chez les adolescentes depuis 2022.

Le constat le plus alarmant concerne les tentatives de suicide rapportées au cours de la vie, qui augmentent globalement. Chez les lycéennes, elles sont deux fois plus fréquentes que chez leurs homologues masculins. Ces données confirment une tendance de fond à la dégradation de la santé mentale des jeunes, observée depuis la crise sanitaire de la Covid-19, et soulignent l’urgence d’un repérage précoce et d’une prise en charge adaptée.

La réponse du secteur privé : le modèle des soins ambulatoires

Face à cette situation, les acteurs de la santé se mobilisent pour proposer des solutions innovantes. Le groupe Ramsay Santé, acteur majeur de la psychiatrie en France avec 49 établissements dédiés à la santé mentale, a récemment développé une offre de soins spécifiquement conçue pour les adolescents.

Deux centres « Médipsy » ont ainsi ouvert leurs portes en 2025 : le premier à Soissons (Aisne) en janvier, et le second, Médipsy Ados Douai, à Roost-Warendin, près de Douai (Nord), en mars. Ces structures proposent un programme de soins personnalisé en hôpital de jour, implanté en centre-ville pour plus de proximité.

Ce modèle de prise en charge ambulatoire s’adresse aux 11-17 ans souffrant de troubles anxio-dépressifs, de phobies scolaires ou de difficultés de régulation émotionnelle. Les parcours, organisés en demi-journées, combinent des thérapies de groupe et des entretiens individuels, permettant aux adolescents de maintenir une scolarité normale tout au long de leur suivi. Une approche qui vise à répondre de manière concrète et flexible aux besoins actuels des jeunes en souffrance psychique.

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).