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PARIS : Salon de l’agriculture – 2026 dédié au pastor…

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PARIS : Salon de l’agriculture – 2026 dédié au pastoralisme et à nos bergers en région Sud

Au cœur du Salon International de l’Agriculture, la Région Sud célèbre ses traditions vivantes et son identité en faisant de 2026 l’année internationale des parcours et du pastoralisme.

C’est une entrée en matière qui fleure bon le terroir et l’engagement. Ce mardi 24 février, les allées du Salon International de l’Agriculture ont vibré au rythme du Sud. Bénédicte MARTIN, Vice-Présidente de la Région en charge de l’Agriculture, et François de CANSON, Vice-Président délégué au développement économique, ont inauguré le stand régional de 1 200 m². À leurs côtés, une délégation d’élus de premier plan, dont Jean-Louis MASSON, Président du Département du Var, est venue témoigner de l’unité des territoires face aux défis agricoles.

Mais au-delà des dégustations et de la vitrine offerte par cet événement parisien, c’est un message politique fort qu’est venu porter Renaud MUSELIER, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. En visitant le stand où les savoir-faire locaux sont à l’honneur, il a rappelé une ambition claire : « Défendre ceux qui nous nourrissent et préparer l’avenir ». Et pour 2026, cet avenir s’écrit sur les sentiers de la transhumance.

Un patrimoine vivant au cœur des territoires

Cette année 2026 n’a pas été choisie au hasard : elle est officiellement l’année internationale des parcours et du pastoralisme. Pour notre région, l’enjeu est colossal. Le pastoralisme ne se résume pas à une carte postale folklorique ; il est la colonne vertébrale de nos espaces ruraux. Il couvre 29 % du territoire régional, soit plus de 870 000 hectares d’alpages et de parcours entretenus par les troupeaux. Chaque année, ce sont 605 000 ovins et 22 500 bovins qui estivent, façonnant nos paysages et prévenant les risques naturels là où aucune autre agriculture n’est possible.

La reconnaissance est d’ailleurs mondiale, puisque la transhumance est désormais inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Pour marquer le coup, Renaud MUSELIER a annoncé une série de rendez-vous emblématiques, dont un grand colloque international au MUCEM du 22 au 24 avril 2026, ainsi que le festival « Pastoralisme d’aujourd’hui et de demain » à Digne.

Des cabanes aux filières : un soutien concret

Si l’heure est à la célébration, la Région Sud n’oublie pas les réalités parfois rudes du métier de berger. La collectivité mène une politique volontariste pour améliorer les conditions de vie en montagne. En 2025, ce sont 40 projets de construction ou de rénovation de cabanes pastorales qui ont été soutenus. Pour poursuivre sur cette lancée, un nouvel appel à projets a été ouvert le 5 février dernier et courra jusqu’au 31 mars 2026.

L’institution régionale s’attaque également à la structuration économique de la filière. Longtemps considérée comme un déchet, la laine régionale connaît un renouveau. Une dynamique collective lancée depuis 2025 a permis d’identifier 42 projets d’entreprises pour recréer une filière textile locale, du tri au lavage, générant ainsi de la valeur ajoutée et de l’emploi artisanal.

L’avenir de la profession en ligne de mire

Au-delà des infrastructures, c’est la pérennité de la profession qui est en jeu. Face à la prédation et aux évolutions climatiques, l’adaptation des pratiques est vitale. La Région finance des équipements pastoraux collectifs et soutient la formation, notamment via l’École des Bergers du Merle.

En soutenant l’installation des jeunes — 6,91 millions d’euros d’aides attribuées en 2025 pour la Dotation Jeunes Agriculteurs — Renaud MUSELIER et son équipe entendent assurer la relève. « Nous faisons le choix d’une agriculture forte, durable et ancrée dans ses territoires », a martelé le Président de Région. Entre préservation d’un savoir-faire ancestral et modernisation nécessaire face aux défis climatiques, 2026 s’annonce comme une année charnière pour les gardiens de nos montagnes.