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PARIS : Qualité de l’air en 2030, les règles vont changer

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PARIS : Qualité de l’air en 2030, les règles vont changer

En France, la qualité de l’air s’est nettement améliorée depuis vingt ans : les polluants diminuent, les dépassements de normes reculent et les politiques publiques portent leurs fruits.

Mais une nouvelle étape s’annonce : au 1ᵉʳ janvier 2030, les valeurs limites de plusieurs polluants seront divisées par deux ou plus, selon la nouvelle directive européenne. Cette évolution impose de repenser les stratégies locales et nationales. L’ADEME accompagne dès maintenant les collectivités dans cette transition.

Qu’est-ce qui va changer concrètement ?

« Les seuils seront divisés par deux ou deux et demi selon les polluants. C’est une étape intermédiaire, mais un défi déjà immense » explique Nadine Dueso, cheffe du service Qualité de l’air à l’ADEME. Et en effet, cette nouvelle directive européenne adoptée en 2024 rebat les cartes. Elle renforce les exigences sur les niveaux de concentration des polluants dans l’air ambiant, en complément d’autres exigences sur les niveaux des émissions. Ces valeurs limites, qui devront être respectées « dans la mesure du possible » pour certains polluants et « obligatoirement » pour d’autres, deviennent nettement plus strictes. Elles concernent les concentrations de dioxyde d’azote (NO₂), particules PM₂,₅ et PM₁₀. Cette révision intervient après deux décennies de progrès, durant lesquelles la pollution de l’air a diminué. Avec une exception notable : la pollution à l’ozone, qui stagne dans un contexte de changement climatique favorisant sa formation en période estivale.

La révision des seuils oblige l’ensemble des acteurs (État, collectivités, entreprises, ménages et agriculteurs) à intensifier leurs actions. Surtout, cette étape n’est qu’un jalon. Les nouveaux seuils n’atteignent pas encore les niveaux préconisés par l’OMS, qui constituent la cible fixée pour 2050. La période 2030-2050 vise l’alignement complet avec ces valeurs sanitaires.

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SOURCE : ADEME INFOS.