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NICE : Atanase Périfan : « De la Fête des voisins à un engagement citoyen durable »

La 28ème Fête des voisins, le 29 mai, lance l’accélération nationale de L’Heure Civique, un dispositif de solidarité de proximité.

La traditionnelle Fête des voisins, qui rassemble chaque année des millions de Français, se tiendra le vendredi 29 mai 2026. Lancé en 1999 par Atanase Périfan, cet événement populaire, devenu un rendez-vous incontournable à Nice comme sur toute la Côte d’Azur, prend cette année une nouvelle dimension. Au-delà de la convivialité d’un soir, il servira de tremplin pour accélérer le déploiement national de « L’Heure Civique », un projet visant à transformer l’élan de générosité ponctuel en un engagement citoyen régulier et pérenne.

Avec 10 millions de participants en France et 30 millions dans 36 pays, la Fête des voisins a largement démontré l’aspiration des citoyens à plus de lien social. C’est sur ce succès que s’appuie son fondateur pour aller plus loin.

De la convivialité annuelle à l’engagement mensuel

L’Heure Civique propose un concept simple : inviter chaque habitant à donner une heure de son temps par mois pour une action solidaire dans sa commune ou son quartier. Il peut s’agir de rendre visite à une personne âgée isolée, d’offrir une aide ponctuelle à un voisin, de participer à un chantier écologique ou de proposer un soutien scolaire. L’objectif est d’inscrire la solidarité de proximité dans le quotidien, en complément des solidarités familiales et institutionnelles.

« La Fête des voisins a prouvé qu’en France, l’envie de lien existe partout. Avec l’Heure Civique, nous franchissons une étape : transformer un moment annuel de convivialité en un engagement régulier au service des autres. Une heure par mois, c’est peu pour soi, c’est beaucoup pour son quartier », explique Atanase Périfan, fondateur de la Fête des voisins et de l’Heure Civique.

Le dispositif, porté en partenariat avec les collectivités territoriales, repose sur la flexibilité et le volontariat. Les mairies identifient les besoins locaux et les proposent aux citoyens qui s’inscrivent sur une plateforme dédiée.

Une réponse à la fragilisation du lien social

Ce projet émerge dans un contexte de défis sociétaux majeurs : vieillissement de la population, isolement croissant qui touche près d’une personne sur dix, et essoufflement des formes d’engagement traditionnelles. Face à des ressources publiques sous tension, L’Heure Civique se veut une approche collaborative pour renforcer la cohésion sociale à l’échelle locale, en canalisant les élans de générosité souvent observés lors des crises. L’initiative vise à structurer cette énergie citoyenne pour la rendre durable et efficace, en s’appuyant sur un maillage territorial fin, des communes aux départements.

La parole aux acteurs : une solidarité concrète

Le succès du dispositif repose sur l’expérience vécue par les volontaires et les bénéficiaires, qui témoignent de son impact direct.

« Je voulais faire du bénévolat, mais avec mon emploi du temps professionnel, je n’ai pas forcément les disponibilités toutes les semaines ou tous les mois sur les mêmes créneaux. C’est vrai que l’Heure Civique, ça permet de faire des actions ponctuelles ; le fait que ce soit très flexible, ça me permet de m’investir », raconte Solenn, 27 ans, volontaire.

Un sentiment partagé par un autre bénévole : « Il faut savoir que lorsqu’on donne une heure de son temps, on récupère beaucoup plus qu’on ne donne. Et c’est ça qui est très valorisant. Vous avez un sourire, vous avez un merci ; ce sont des choses qui sont simples, mais qu’on ne voit pas forcément dans la vie de tous les jours », souligne Stéphane, 63 ans.

Du côté des bénéficiaires, l’apport est tout aussi essentiel.

« L’objectif, c’est de ne pas rester chez soi enfermée, isolée dans une bulle. Il faut oser demander de l’aide : ça permet de faire de belles rencontres et c’est vraiment super. Parfois, on n’ose pas déranger, mais une heure de partage, ça change toute une journée », confie Martine, 82 ans.

Pour Pierre, 90 ans, c’est un rempart contre la solitude : « L’Heure Civique m’apporte une présence, un contact, et à l’âge que j’ai, c’est ce que je demande : avoir des échanges. C’est une présence qui rassure et qui me fait du bien ».

Un déploiement national déjà bien engagé

Loin d’être un simple projet, L’Heure Civique est déjà une réalité dans plusieurs territoires. Le dispositif est actuellement déployé dans 5 départements (Finistère, Charente-Maritime, Mayenne, Vendée, Val-de-Marne) et 225 communes partenaires. Il a permis de mobiliser 22 000 volontaires et de réaliser plus de 150 000 heures de solidarité concrète. Les Départements jouent un rôle moteur en impulsant la dynamique et en invitant les communes à s’emparer de l’outil pour tisser un réseau de solidarité de proximité, affirmant ainsi leur rôle de chefs de file des solidarités territoriales.

Pour plus d’informations sur les deux initiatives, les sites internet sont disponibles : https://www.lheurecivique.fr et https://www.fetedesvoisins.fr.

via Press Agence.