Passer au contenu principal

PARIS : Pour qui travaillent les journalistes #11 «Les jour…

Partager :

PARIS : Pour qui travaillent les journalistes #11 «Les journalistes travaillent pour les gens»

Pour ce 11e épisode, nous avons interrogé le réalisateur et grand reporter Charles Villa, qui a accepté de se prêter à l’exercice pour notre Lettre Astérisque.

Avec sincérité, il évoque son expérience au long cours qui l’a mené du journalisme « classique » à un journalisme de terrain partagé sur les réseaux.

Au commencement

Je ne rêve que de jeux vidéo et je passe le plus clair de mon temps devant des écrans d’ordinateurs dans les cybercafés.

On est au milieu des années 2000, c’est le début du streaming, les réseaux sociaux n’existent pas encore et il n’y a pas vraiment d’opportunités professionnelles dans ces domaines.

Je ne me souviens pas pourquoi j’ai voulu être journaliste au début. Je pense que c’est un mélange de fascination pour le documentaire animalier, qui n’a pas grand-chose à voir avec ce métier en réalité, et l’envie de découvrir le monde.

Assez simple. Mais ce n’était pas mon premier choix.

Je vais apprendre à aimer ce métier avec le temps mais en réalité je ne comprends pas immédiatement son rôle et son importance. Après un stage, j’obtiens mon premier contrat à la chaîne parlementaire, un canal de la TNT qui couvre l’actualité de l’Assemblée Nationale et du Sénat. Je fais des interviews de députés, des petits reportages news pour le journal du midi et du soir. C’est très formateur parce que j’apprends les bases du métier mais en réalité mon travail relève plus de la communication parlementaire que du journalisme.

Et je sens qu’il y a quelque chose qui ne va pas, que ce n’est pas le rôle d’un reporter de faire ça. Comme la majorité des gens qui se lancent dans ce métier, j’ai juste envie de raconter le monde en étant sur le terrain et en parlant avec les gens. Et cette intuition me pousse à partir en freelance à 25 ans pour essayer autre chose. Tout change à partir de ce moment-là.

SOURCE : La lettre Astérisque de la Scam – été 2024.