PARIS : Philippe de Villiers : « Suicide assisté hier. Euth…
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PARIS : Philippe de Villiers : « Suicide assisté hier. Euthanasie demain »
Le 25 février, l’Assemblée nationale a adopté en seconde lecture la proposition de loi sur « l’aide à mourir ».
« Le texte qui en ressort est plus dangereux encore que celui du printemps dernier.
Tous les amendements visant à protéger les plus vulnérables ont été rejetés. Les malades psychiatriques, les personnes sous tutelle, celles atteintes de maladies neurodégénératives, et même les personnes porteuses de déficience intellectuelle ne sont pas exclues du dispositif. Si la possibilité d’être tué est érigée en « droit », qui pourra encore en être dispensé ?
La ruse demeure : deux lois avancent côte à côte.
L’une promet le soin. L’autre organise la mort.
On tient d’une main la loi qui soigne, de l’autre la loi qui tue, en feignant d’ignorer que la seconde vide la première de son sens.
Le langage sert d’anesthésie. On ne tue plus : on « accompagne ». On ne supprime plus : on « prolonge le soin ». Le mot efface l’acte et camoufle la disparition de l’interdit de tuer, remplacé par une permission administrative.
Ce basculement pèsera toujours sur les mêmes : le pauvre, le malade, le handicapé, l’isolé. C’est cela, le populicide : gouverner contre le peuple réel, contre sa chair, contre ses membres les plus vulnérables.
Le Sénat examinera ce texte en deuxième lecture du 1er au 3 avril. C’est notre dernier rempart, puisque les sénateurs ont déjà refusé de voter cette loi en janvier.
Certains d’entre vous ont déjà signé la pétition de la Fondation Jérôme Lejeune « Euthanasie : ne nous laissons pas abattre ! », votre engagement compte. Prolongez-le en diffusant la pétition largement autour de vous.
D’autres ne l’ont pas encore fait. Le moment est venu ».
Philippe de Villiers.

