PARIS : Nathalie KERHOAS : « Bleu-Blanc-Cœur résonne comme…
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PARIS : Nathalie KERHOAS : « Bleu-Blanc-Cœur résonne comme une solution concrète de souveraineté »
À l’approche du Salon de l’Agriculture 2026, la présidente du collectif Bleu-Blanc-Cœur dévoile un programme axé sur la souveraineté alimentaire et les preuves scientifiques face à la crise agricole.
Alors que le Salon International de l’Agriculture s’apprête à ouvrir ses portes du 21 février au 1er mars 2026, le contexte reste marqué par de fortes tensions économiques et sanitaires dans le monde rural. C’est dans ce climat que le collectif Bleu-Blanc-Cœur entend porter une voix différente, axée sur les solutions et la mesure de la performance. Pour Nathalie Kerhoas, présidente du mouvement, l’heure n’est plus aux demi-mesures.
« Bien manger, c’est bien choisir ses filières, pour garantir une alimentation à impact positif, bénéfique pour la santé, l’environnement et le social », affirme-t-elle.
Souveraine, une égérie symbolique.
Cette édition 2026 sera particulière : en raison du contexte sanitaire difficile, aucun bovin ne sera présent physiquement sur le stand. Le collectif a donc fait le choix d’installer une vache factice baptisée « Souveraine ». Au-delà du symbole, ce nom incarne la stratégie défendue par l’organisation.
« Souveraine pour la France, car c’est une démarche 100 % française qui renforce l’autonomie des filières. Souveraine pour la santé, avec des impacts nutritionnels mesurés. Et souveraine pour la valeur, car elle crée une rémunération juste pour les agriculteurs », détaille Nathalie Kerhoas.
L’obligation de résultats comme rempart.
Face à la concurrence internationale et aux traités de libre-échange, le collectif insiste sur la nécessité de se différencier par la qualité objective.
« À défaut, nous subirons le Mercosur, faute d’avoir rendu notre agriculture et notre alimentation objectivement différentes, donc défendables », prévient la présidente.
La méthode Bleu-Blanc-Cœur repose sur une double obligation de moyens et de résultats, vérifiée par de nombreuses analyses. Cette approche vise à réconcilier les enjeux souvent opposés.
« On ne résoudra pas les problèmes de santé publique sans une agriculture qui veille à la densité nutritionnelle de ses aliments et qui en mesure les résultats », poursuit Nathalie Kerhoas.
Un modèle économique et écologique.
Le collectif, qui rassemble aujourd’hui plus de 7 000 éleveurs et 900 acteurs de l’agroalimentaire, met en avant des données chiffrées : une réduction moyenne de 20 % de l’empreinte carbone et une amélioration de la qualité nutritionnelle grâce à la réintroduction de sources d’Oméga 3 (lin, luzerne, herbe) dans l’alimentation animale. Pour les responsables du mouvement, l’agriculture ne doit pas dépendre des aides compensatoires.
« L’agriculture n’a pas vocation à dépendre de l’aumône […] mais à voir reconnaître son travail », insiste la dirigeante.
Le programme complet des conférences et débats organisés sur le stand (Allée F, Stand 040) est disponible en ligne (https://bit.ly/BleuBlancCoeurAuSIA2026).
Plus d’informations sur la démarche globale sont accessibles sur le site officiel de Bleu-Blanc-Cœur (https://www.bleu-blanc-coeur.org).