PARIS : Mode express (« fast fashion »), le Sénat a adopté…
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PARIS : Mode express (« fast fashion »), le Sénat a adopté la proposition de loi
Mardi 10 juin 2025, le Sénat a adopté, à l’unanimité, la proposition de loi visant à réduire l’impact environnemental de l’industrie textile.
Jamais autant de vêtements neufs n’ont été mis sur le marché. Chaque année, plus de 100 milliards de vêtements sont vendus dans le monde. En France, en l’espace d’une décennie, le nombre de vêtements vendus annuellement a progressé d’un milliard, et atteint désormais 3,3 milliards de produits, soit plus de 48 par habitant. L’industrie du textile et de l’habillement est responsable, à l’échelle mondiale, d’environ 10 % des émissions de gaz à effet de serre, soit davantage que l’ensemble des vols et transports maritimes internationaux. Le secteur de l’habillement français traditionnel ne peut que difficilement faire face à une telle concurrence.
Ce texte a pour but de limiter le phénomène de la mode express et limiter l’augmentation des volumes mis sur le marché ainsi que les externalités négatives de ces modes de production et de consommation.
A cet effet, la proposition de loi entend :
renforcer l’information et la sensibilisation du consommateur sur l’impact environnemental de la mode éphémère, ainsi que sur les possibilités de réemploi et de réparation des vêtements et accessoires ;
élargir les possibilités de modulation des éco contributions en fonction de l’impact environnemental du vêtement ;
interdire la publicité pour les entreprises et les produits relevant de la mode éphémère.
Sur proposition de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, le Sénat a affiné les critères de définition de la mode éphémère, afin de sécuriser juridiquement le dispositif. Il a notamment inclus l’incitation à réparer ces produits et a précisé les règles spécifiques aux places de marché. Il a également souhaité enrichir le message de sensibilisation, de sorte à ce qu’il informe le consommateur de l’impact social du produit.
À cette fin, le Sénat a notamment décidé de :
flécher les contributions vers les installations de recyclage situées en France plutôt qu’en direction du financement d’infrastructures de collecte et de recyclage dans des pays non membres de l’Union européenne, afin de favoriser le développement de capacités nationales de recyclage ;
privilégier une approche moins punitive et plus équilibrée avec un encadrement de la publicité de la mode éphémère : interdire la promotion des produits de la mode éphémère par les influenceurs, qui constitue aujourd’hui l’un des principaux relais de ces marques ; imposer une information synthétique sur l’impact environnemental des produits de la mode éphémère dans les modalités de publicité.
Pour en savoir plus, consulter :
Le rapport de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable
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Rapporteur au nom de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable : Sylvie Valente le Hir.


