PARIS : Les assureurs adoptent une approche préventive face…
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PARIS : Les assureurs adoptent une approche préventive face aux risques d’incendie
La montée en puissance des risques dans la sphère professionnelle incite les assureurs à adopter une approche préventive.
L’impact des incendies électriques
Les incendies dus à des dysfonctionnements électriques sont devenus une préoccupation majeure pour les assureurs. Ces sinistres, fréquents dans des secteurs comme l’industrie, les datacenters ou le maritime, entraînent des pertes d’exploitation considérables. En effet, ces pertes coûtent six fois plus cher que les dommages directs et peuvent être irréversibles.
Une approche réactive insuffisante
Les compagnies d’assurance constatent que la couverture réactive des risques d’incendie est souvent insuffisante. Les incendies électriques sont souvent liés à des armoires électriques défectueuses. Cependant, une analyse en temps réel des microparticules et des gaz présents dans ces armoires permet d’anticiper ces incidents.
Vers une approche préventive
Les assureurs encouragent désormais leurs clients à adopter une approche préventive. L’analyse continue des armoires électriques devient un prérequis. Les systèmes déployés détectent en amont les particules et les gaz caractéristiques des dysfonctionnements, permettant aux équipes de maintenance d’intervenir avant que des pannes coûteuses ne surviennent. Cette approche prédictive évite l’activation des systèmes d’extinction de gaz traditionnels, réduisant ainsi les coûts.
Sensibilisation et obligation future
Les compagnies d’assurance sont mobilisées pour sensibiliser leurs clients à l’importance de s’équiper de dispositifs de prévention. À terme, l’anticipation des dysfonctionnements électriques pourrait devenir obligatoire pour bénéficier d’une couverture en cas de sinistre. Les entreprises doivent prendre en compte ce point pour protéger leur outil de production et être indemnisées en cas de problème.
Secteurs concernés
Toutes les activités industrielles sont concernées par ces risques. Par exemple, le secteur pharmaceutique peut voir ses lignes de production interrompues, rendant les lots non conformes ou dangereux. Les cliniques et hôpitaux, dépendants de l’électricité pour leur équipement médical vital, peuvent subir des conséquences désastreuses. Enfin, les professionnels de l’agroalimentaire peuvent voir leur chaîne du froid rompue, compromettant la qualité des marchandises produites.
Christophe POTTIER chez HDSN

