PARIS : Killian VERMERSCH : « Face à l’AI Act, la sou…
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PARIS : Killian VERMERSCH : « Face à l’AI Act, la souveraineté n’est pas une option, c’est une protection »
Miralia analyse les défis de l’AI Act pour les banques et assurances, qui doivent concilier conformité réglementaire et souveraineté.
L’année 2026 constitue une étape charnière pour l’application de l’AI Act, la nouvelle législation européenne sur l’intelligence artificielle. Cette réglementation impose une double contrainte de mise en conformité et de souveraineté stratégique aux acteurs du secteur financier. Pour les banques et les assurances, dont les systèmes d’IA sont désormais classés « haut risque », l’heure est à une révision profonde des processus, de l’évaluation du risque de crédit à la tarification. Dans ce contexte, la société Miralia (ex-Golem.ai) souligne que l’explicabilité des algorithmes et la maîtrise des données deviennent des impératifs légaux incontournables.
Un secteur financier classé « haut risque »
Le classement des systèmes d’IA utilisés dans le secteur bancaire et assurantiel en catégorie « haut risque » par l’AI Act engendre un bouleversement opérationnel majeur. Les établissements financiers doivent désormais garantir une transparence totale de leurs algorithmes et un contrôle humain effectif sur les décisions automatisées. Cette exigence d’explicabilité remet en question l’usage des modèles d’IA dits en « boîte noire », dont le fonctionnement interne reste opaque et difficile à justifier.
L’obligation de traçabilité est devenue une condition sine qua non pour opérer légalement. Les entreprises doivent être en mesure d’expliquer précisément le cheminement logique qui a mené à chaque décision prise par une IA, qu’il s’agisse de l’octroi d’un prêt ou de la fixation d’une prime d’assurance. Le non-respect de ces nouvelles règles expose les contrevenants non seulement à de lourdes sanctions financières, mais aussi à un risque réputationnel significatif.
Souveraineté des données : l’équation RGPD et Cloud Act
Au-delà de la conformité technique, l’AI Act soulève une question stratégique de souveraineté des données. L’utilisation de solutions d’intelligence artificielle développées par des acteurs non européens, notamment américains, place les institutions financières dans une position délicate. En effet, ces technologies sont souvent soumises au Cloud Act, une loi américaine qui permet aux autorités des États-Unis d’accéder aux données hébergées par leurs entreprises, même si ces données sont stockées sur le territoire européen. Cette situation crée une contradiction directe avec les principes du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD), qui vise à protéger la confidentialité des informations des citoyens européens.
« Au-delà de l’AI Act, la maîtrise de la donnée est la clé de la conformité. Le recours à des IA soumises au Cloud Act menace directement la confidentialité des citoyens européens et expose les institutions à des accès extraterritoriaux contraires au RGPD. La souveraineté n’est pas une option technique, c’est une protection juridique et stratégique : pour garantir la sécurité de l’information, il est indispensable de privilégier des solutions indépendantes », déclare Killian Vermersch, CEO de Miralia.
Une IA « de confiance par conception »
Face à ces défis, Miralia propose une approche basée sur une IA neuro-symbolique propriétaire. Contrairement aux technologies connexionnistes comme les IA génératives (LLM), cette solution est conçue pour être transparente par nature. Elle permet de retracer et d’expliquer le raisonnement de chaque résultat, offrant ainsi une réponse directe aux exigences d’explicabilité de l’AI Act. Cette approche « de confiance par conception » vise à transformer la contrainte réglementaire en un levier de performance. Elle permet aux banques et aux assureurs d’automatiser le traitement de leurs messages entrants et de leurs processus métiers, tout en conservant une maîtrise totale des décisions et en garantissant la souveraineté de leurs données.
À propos de Miralia
Fondée en 2016 sous le nom de Golem.ai, Miralia est une startup française spécialisée dans le traitement intelligent et automatisé des messages entrants (e-mails, documents) et de leurs pièces jointes. Sa technologie d’IA neuro-symbolique est utilisée par des acteurs des services financiers, de la défense, du commerce et du tourisme pour optimiser leur relation client. L’entreprise, qui compte une trentaine de collaborateurs, a notamment remporté le trophée French AssurTech de la startup au plus gros potentiel en 2025.
Pour plus d’informations : https://miralia.ai