PARIS : Jean-Michel LAIDIN : « L’optimisation des coû…
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PARIS : Jean-Michel LAIDIN : « L’optimisation des coûts, un levier stratégique pour le BTP »
Face à la hausse des charges, Jean-Michel Laidin de Walter France détaille les leviers pour maîtriser les coûts dans le BTP et préserver les marges.
Dans un contexte économique marqué par la fluctuation des prix des matériaux et une forte pression sur la rentabilité, les entreprises du secteur du bâtiment et des travaux publics sont contraintes de revoir leur modèle. Pour Jean-Michel Laidin, associé au sein du réseau d’expertise-comptable Walter France, la maîtrise de la structure de coûts n’est plus une option mais une nécessité stratégique pour garantir la performance et la pérennité de l’activité. Il identifie plusieurs axes d’amélioration concrets pour les dirigeants.
Réviser la stratégie d’achats et d’approvisionnement
Le premier levier d’optimisation réside dans une analyse approfondie des conditions d’achat. Il est recommandé d’examiner poste par poste les tarifs des fournisseurs pour s’assurer de leur compétitivité et identifier des marges de négociation. Selon l’expert, une connaissance précise des volumes d’achat réguliers (palettes, mètres linéaires, etc.) est un atout majeur. « En s’appuyant sur des fournisseurs soigneusement sélectionnés et en leur garantissant un volume d’activité récurrent, il devient souvent possible d’obtenir des conditions tarifaires ou logistiques plus avantageuses », précise-t-il. Cette démarche permet de sécuriser les approvisionnements tout en maîtrisant une part significative des dépenses.
Flexibilité des ressources humaines : l’enjeu de l’ajustement
La gestion des équipes est un autre défi majeur, l’activité des chantiers étant par nature fluctuante. L’embauche en CDI pour répondre à un pic d’activité peut s’avérer risquée et coûteuse. Une alternative plus souple consiste à recourir à la sous-traitance. Un professionnel expérimenté est immédiatement opérationnel et capable d’évaluer avec précision le temps nécessaire à une tâche, comme la pose d’un carrelage. Cette approche permet de connaître le coût de la prestation à l’avance, facilitant ainsi le calcul de la marge et évitant les surcoûts liés à une équipe permanente sous-utilisée en période creuse.
Location ou achat de matériel : un arbitrage financier clé
La même logique s’applique aux équipements. L’acquisition d’un matériel coûteux, comme une mini-pelle, n’est pas toujours justifiée si son utilisation est ponctuelle. La location se révèle souvent plus pertinente pour des besoins non récurrents, par exemple pour un usage limité à quelques interventions par an. Cette stratégie permet de transformer un coût fixe important en un coût variable, directement lié à l’activité réelle. L’entreprise gagne ainsi en flexibilité financière et s’adapte plus facilement aux variations de son carnet de commandes sans alourdir son bilan par des investissements lourds.
Connaître le coût réel de la main-d’œuvre
La masse salariale représente l’un des postes de dépenses les plus importants. Pour tout dirigeant, il est fondamental de connaître avec exactitude le coût horaire chargé de chaque collaborateur. Cette donnée, fournie par le service paie ou l’expert-comptable, est essentielle pour calculer le prix de revient d’une heure de travail et fixer un tarif de vente qui garantit la rentabilité. C’est également un indicateur indispensable lors d’un projet de recrutement, permettant de comparer objectivement le coût d’une embauche en CDD, le recours à l’intérim ou une prestation externe.
« Optimiser sa structure de coûts nécessite une vision globale et des données fiables. Pour prendre les bonnes décisions, le dirigeant d’une entreprise du BTP a donc tout intérêt à échanger régulièrement avec son expert-comptable », conclut Jean-Michel Laidin. Ce dernier peut fournir des analyses objectives et des indicateurs financiers pertinents pour accompagner l’entreprise dans l’amélioration durable de sa performance économique.
Le réseau Walter France (https://www.walterfrance-allinial.com/), fondé en 1974, compte 115 bureaux en France et rassemble 1450 collaborateurs pour un chiffre d’affaires de 155 millions d’euros. Il est membre du réseau international Allinial Global.

