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PARIS : Emeutes après match du PSG – Stéphane RAMBAUD prône « l’instauration de la présomption de légitime défense pour les policiers »
Pour Stéphane Rambaud, député de la 3ème circonscription du Var, la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des Champions s’est transformée en scènes d’émeutes dans toute la France, ravivant un vif débat sur la sécurité.
Si la seconde victoire d’un club français en Ligue des Champions aurait dû être un moment de célébration nationale, la nuit de samedi à dimanche a été marquée par des scènes de chaos et de violences urbaines dans des dizaines de villes françaises.
« Cet épisode ravive avec force le débat sur la sécurité, l’immigration et la réponse pénale », déplore le parlementaire.
Un bilan accablant et un territoire national touché
« Le bilan des violences est particulièrement lourd. Les autorités font état de plus de 800 interpellations, soit une augmentation de 45 % par rapport aux émeutes qui avaient suivi la première victoire du PSG en 2025. On dénombre également 219 blessés, parmi lesquels des civils, des journalistes et des membres des forces de l’ordre pris pour cible.
Le tableau des dégradations est impressionnant : mobilier urbain saccagé, véhicules incendiés, tirs de mortiers d’artifice, pillages massifs de commerces et même usage de « bombes artisanales » contre des effectifs de la BAC dans les Hauts-de-Seine. Les violences ont contraint à l’interruption des transports en commun dans plusieurs agglomérations et se sont poursuivies jusqu’à 4h30 du matin.
Loin de se limiter à la capitale, le phénomène a touché l’ensemble du territoire. Des émeutes similaires ont éclaté à Rennes, Strasbourg, Clermont-Ferrand, Grenoble, Toulouse, Lyon, Lens, Bordeaux, ou encore Dieppe et Valenciennes. La comparaison avec la gestion de la finale à Budapest, sécurisée par 4 000 policiers, est mise en avant par les critiques, alors que le déploiement de 22 000 policiers et gendarmes en France n’a pas suffi à empêcher le chaos », constate Stéphane Rambaud.
La classe politique et le gouvernement mis en cause
Les réactions politiques n’ont pas tardé, visant tant l’exécutif que certains élus de l’opposition. Le ministre de l’Intérieur, qui a parlé d’une « situation sous contrôle », est particulièrement critiqué, certains s’interrogeant sur la non-utilisation des nouveaux véhicules blindés de la gendarmerie, les Centaures, pourtant mobilisés par le passé contre les Gilets Jaunes ou les agriculteurs.
À gauche, La France Insoumise est pointée du doigt pour ses appels à la suppression d’unités spécialisées comme les BRAV-M et les BAC, qui ont pourtant procédé à de nombreuses interpellations durant la nuit. Des élus LFI sont accusés d’une « inversion accusatoire », rejetant la responsabilité des violences sur la stratégie de maintien de l’ordre. La députée Clémence Guetté a ainsi affirmé :
« La police a chargé des gens qui ne commettaient aucun débordement. Ils ont tiré des grenades sur des familles, sur des jeunes gens, simplement parce qu’ils étaient rassemblés », ajoute le parlementaire varois.
Le triptyque du Rassemblement National : interpeller, condamner, expulser
Face à ce qu’il qualifie d’« ensauvagement », le Rassemblement National, par la voix de son président Jordan Bardella sur BFM TV ce matin, appelle à un sursaut et à une « réponse totale de l’État ». Liant directement insécurité et immigration, il estime que la première mesure pour « remettre la France en ordre » est d’arrêter l’immigration.
Stéphane Rambaud détaille un programme articulé autour d’un triptyque : Interpeller, condamner, expulser ».
« Pour interpeller, il préconise un renforcement des moyens des forces de l’ordre et l’instauration de la présomption de légitime défense pour les policiers.
Pour condamner, les propositions incluent l’instauration de peines minimales automatiques, le rétablissement des peines planchers pour les récidivistes, la fin de l’excuse de minorité, l’abaissement de la majorité pénale à 16 ans, la suspension des allocations familiales pour les parents de mineurs récidivistes et l’application du principe « casseur-payeur ».
Enfin, pour expulser, le RN demande le rétablissement de la double peine, afin que tout étranger condamné en France soit systématiquement expulsé à l’issue de sa peine. Cette stratégie pénale et migratoire est complétée par des propositions pour l’école, comme l’interdiction des téléphones portables, la mise en place d’une tenue unique et le vouvoiement obligatoire », explique le député du Var.
via Presse Agence.


