PARIS : Édouard PHILIPPE, retour sur un parcours au cœur du…
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PARIS : Édouard PHILIPPE, retour sur un parcours au cœur du macronisme
À l’approche de la présidentielle 2027, retour sur les déclarations et décisions clés qui ont jalonné le parcours d’Édouard Philippe.
Alors que les élections municipales de 2026 sont closes et que les regards se tournent vers l’élection présidentielle de 2027, la figure d’Édouard Philippe, ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron et président du parti Horizons, occupe une place centrale dans le paysage politique. Souvent présenté comme un potentiel successeur, son parcours est marqué par des prises de position fortes qui dessinent les contours d’une ligne politique s’inscrivant dans la continuité du macronisme. Un retour sur ses interventions passées permet d’éclairer les fondamentaux de sa pensée politique.
Un cap économique et social assumé
La gestion des crises et les réformes structurelles ont été au cœur de son action à Matignon. Le 28 novembre 2018, en pleine crise des « Gilets Jaunes » et après avoir acté la baisse de la limitation de vitesse à 80 km/h, Édouard Philippe avait annoncé sur BFM TV le maintien de la hausse des taxes sur les carburants, avant de concéder un report de six mois face à l’ampleur de la contestation (source : https://www.vie-publique.fr/discours/207407-edouard-philippe-28112018-augmentation-des-taxes-sur-le-carburant).
Sur le plan énergétique, il avait assumé le 12 juin 2019 à l’Assemblée nationale la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, réaffirmant l’objectif de ramener la part du nucléaire à 50 % dans le mix énergétique français. Une décision stratégique majeure qui continue de faire débat (source : https://x.com/EPhilippe_LH/status/1138800570800586752).
La question des retraites est un autre marqueur fort. Bien avant la réforme adoptée en 2023, il plaidait déjà, le 29 septembre 2021 dans un entretien à *Challenges*, pour un report de l’âge de départ « à 65, 66 ou 67 ans » (source : https://www.challenges.fr/politique/retraites-philippe-plaide-pour-un-relevement-de-l-age-de-depart-jusqu-a-67-ans_782756). Concernant les finances publiques, l’association Contribuables Associés a exposé le 9 septembre 2025 que la dette publique avait augmenté de 406 milliards d’euros durant son passage à Matignon (mai 2017 – juillet 2020), rappelant que l’une de ses premières mesures budgétaires en 2017 fut la hausse de la CSG pour plus de 20 milliards d’euros (source : https://contribuablesassocies.org/2025/09/09/dette-publique-les-premiers-ministres-les-plus-depensiers-de-lere-macron/).
Positions sociétales et institutionnelles tranchées
Au-delà de l’économie, Édouard Philippe a exprimé des avis nets sur des sujets de société et de démocratie. Le 25 janvier 2019, en réponse à une revendication phare du mouvement des « Gilets Jaunes », il avait confié lors d’une réunion du grand débat national son hostilité au Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC). « Le référendum d’initiative citoyenne, ça me hérisse », avait-il déclaré (source : ).
Sur la question de la laïcité, il a jugé le 18 mars 2025 sur Europe 1 qu’« une interdiction générale et absolue du port du voile dans le sport serait contraire à ce qu’est la laïcité en France » (source : https://www.europe1.fr/politique/une-interdiction-du-port-du-voile-dans-le-sport-serait-contraire-a-ce-quest-la-laicite-en-france-estime-edouard-philippe-668465). Enfin, concernant l’immigration, il a affirmé sur France Inter le 6 juin 2025 que celle-ci constituait un besoin face à la démographie française, la qualifiant de « partie nécessaire de notre prospérité » et soulignant que « la France aura besoin des compétences de l’étranger » (source : https://x.com/F_Desouche/status/1930998177106194926).
Une stratégie politique du « barrage » réaffirmée
La stratégie électorale d’Édouard Philippe s’est clarifiée lors des élections législatives de 2024. Le 3 juillet de cette année, il avait annoncé sans détour son intention de voter « pour un candidat communiste au Havre » afin de faire barrage au Rassemblement National (source : https://www.francebleu.fr/infos/politique/legislatives-je-voterai-pour-un-candidat-communiste-au-havre-edouard-philippe-8580302). Cette logique de « front républicain » a également été illustrée en Seine-Maritime par le retrait d’un candidat de son parti, Horizons, qualifié pour le second tour, ce qui a permis l’élection de la députée La France Insoumise, Alma Dufour (source : https://www.leparisien.fr/seine-maritime-76/legislatives-en-seine-maritime-si-lannonce-de-mon-retrait-a-mis-leseumau-candidat-rn-et-bien-tant-mieux-01-07-2024-SG5M3RKUBNBTFEKMHGFFKGQT5Q.php). Ces choix réaffirment un positionnement clair face aux extrêmes, qui pourrait structurer sa future campagne.
via Press Agence.


