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PARIS : Dix ans après les attentats du 13 novembre 2015, qu…

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PARIS : Dix ans après les attentats du 13 novembre 2015, quelle mémoire reste-t-il de cette tragédie nationale ?

Comment saisir la persistance du souvenir, le rapport des citoyens aux lieux touchés, l’importance accordée aux commémorations et l’impact durable de ces événements sur les modes de vie ?

Pour y répondre, la Fondation Jean-Jaurès, en partenariat avec l’Ifop, la Bellevilloise et le Théâtre de la Concorde, publie une enquête inédite, réalisée auprès de Français et de Parisiens, qui met en lumière une « mémoire vive » particulièrement ancrée à Paris. Jérémie Peltier, co-directeur général de la Fondation, livre son analyse des résultats, soulignant combien ce traumatisme collectif continue de façonner notre rapport au temps, à la ville et à la résilience.

LES ENSEIGNEMENTS DE L’ENQUETE

 Une « mémoire flash qui semble résister au temps ».

60 % des Français se souviennent de ce qu’ils faisaient le soir des attentats, dont 42 % « précisément ». À Paris, cette mémoire est encore plus marquée : 60 % des Parisiens s’en souviennent exactement, 66 % dans les Xe et XIe arrondissements.

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L’importance de la commémoration « illustrant peut-être l’impact du « bruit de fond terroriste » qui a suivi le 13 novembre 2015 (Nice, Samuel Paty, Dominique Bernard, Bruxelles, Saint-Étienne du Rouvray…) ».

Pour 8 Français sur 10, il est important de commémorer les attentats du 13-Novembre. Ce chiffre monte à 88 % chez les Parisiens. +7 points depuis 2016, signe que la commémoration reste essentielle face au « bruit de fond terroriste » et à la persistance du traumatisme.

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« (…) l’actualité, le contexte, la survenue d’autres attentats islamistes ainsi que le caractère ininterrompu de la menace terroriste sur notre sol jouent sur les émotions et les sentiments face au 13-Novembre. »

En 2025, les émotions ont évolué : Moins de colère (47 %, -10 pts par rapport à 2016), plus de peine (46 %, +6 pts), plus de peur (23 %, +10 pts). Chez les Parisiens : moins de colère (39 %) mais plus de peine (56 %).

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« Élément frappant, c’est sur le long terme que les Français expriment davantage leurs changements d’habitude du fait de ces attentats ».

Les attentats ont aussi transformé nos modes de vie : 24 % des Français disent avoir changé leurs habitudes quotidiennes à cause du 13-Novembre (+15 pts vs 2016). À Paris, c’est le cas de 28 %, et même 41 % chez les 25–34 ans.

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«  (…) ces attentats (…) font désormais partie intrinsèque de la mémoire de ses rues et de ses habitants »

Dix ans après, le 13-Novembre demeure un repère dans la mémoire nationale et parisienne. 66 % des Français, 80 % des Parisiens, disent qu’ils s’en souviendront toute leur vie.

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