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GRASSE : Art et Parfum – « Médusa parfumée », la nouv…

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GRASSE : Art et Parfum – « Médusa parfumée », la nouvelle sculpture olfactive d’OYMAK

Dès le 23 mai, le Musée International de la Parfumerie accueille « Médusa parfumée », une sculpture olfactive de l’artiste OYMAK.

Le Musée International de la Parfumerie (MIP) de Grasse s’apprête à dévoiler une œuvre singulière qui marie la sculpture à l’art olfactif. Du 23 mai au 30 août 2026, les visiteurs pourront découvrir « Médusa Parfumée – L’étreinte invisible du marbre », une création de l’artiste OYMAK, réalisée en étroite collaboration avec la maison de création de parfums dsm-firmenich. Cette exposition s’inscrit dans une démarche affirmée du musée de tisser des liens entre son patrimoine unique et la scène artistique contemporaine.

Le dialogue entre patrimoine et création

Depuis plusieurs années, le Musée International de la Parfumerie ouvre ses espaces à des artistes contemporains, les invitant à un dialogue créatif avec ses collections, son architecture et l’univers sensoriel du parfum. Ces initiatives, qu’il s’agisse de sculptures, d’installations ou d’expériences olfactives, visent à enrichir le parcours du visiteur et à proposer de nouvelles lectures du lieu. L’objectif est de renouveler constamment l’expérience muséale en plaçant les sens et l’émotion au cœur de la visite, à la croisée de l’art, de la matière et de la perception. La présentation de « Médusa Parfumée » s’inscrit pleinement dans cette volonté de faire de l’institution un lieu vivant, où l’héritage de la parfumerie se confronte et s’enrichit au contact de la création actuelle.

Médusa revisitée : une Gorgone apaisée

Au cœur de cette exposition se trouve une réinterprétation audacieuse de la figure mythologique de Médusa. Taillée dans le prestigieux marbre de Carrare, la sculpture d’OYMAK prend le contrepied de l’image traditionnelle de la Gorgone terrifiante. L’artiste propose ici une lecture apaisée et introspective du personnage. Le visage, silencieux et presque intérieur, invite le spectateur à une contemplation prolongée et à une nouvelle forme d’appréhension du mythe. Les serpents qui forment sa chevelure, figés dans la pierre blanche, ne sont plus une menace, mais se transforment en une présence protectrice, symbolisant une forme de transformation et de renaissance intérieure.

L’étreinte invisible : la dimension olfactive

La singularité de l’œuvre réside dans sa double nature. À la présence sculpturale, matérielle et visible, s’ajoute une dimension olfactive, prolongeant l’expérience au-delà du tangible. Conçue par dsm-firmenich, un leader mondial de l’innovation en parfumerie, la fragrance enveloppe la sculpture d’une aura invisible mais profondément sensible. Ce parfum n’est pas un simple accompagnement ; il révèle une autre lecture de l’œuvre, plus intime et personnelle. Cette fusion entre la matière et l’immatériel explore les liens profonds qui unissent la mémoire, la perception et la transformation, des thèmes qui résonnent avec l’identité même du Musée International de la Parfumerie.

Une exposition prolongée dans les jardins

L’immersion dans l’univers de l’artiste OYMAK ne s’arrête pas aux portes du musée. L’installation artistique se prolonge aux Jardins du Musée International de la Parfumerie, situés dans la commune voisine de Mouans-Sartoux. Les visiteurs pourront y découvrir deux autres sculptures de l’artiste : « le Chameau » et « Jizô – De l’Ombre à l’Eveil ». Cette partie de l’exposition sera visible sur une plus longue période, jusqu’au 2 novembre 2026, offrant une occasion supplémentaire d’apprécier le travail de l’artiste dans un cadre naturel et apaisant.