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LA CRAU : Marc Volpin : « Le consentement des Craurois doit…

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LA CRAU : Marc Volpin : « Le consentement des Craurois doit être réinterrogé »

Le quotidien de Marc Volpin s’est considérablement chargé à l’annonce de sa candidature, le 25 août dernier, pour les élections municipales de La Crau.

A la tête de la liste des « Citoyens Craurois », Marc Volpin est le dirigeant du domaine du Tian et ancien avocat au barreau de Toulon. Il cherche à conquérir le vote des 60% d’abstentionnistes craurois pour pouvoir répondre aux problématiques qui ne sont pas gérées par la ville et donner la parole aux craurois.

Marc Volpin répond aux questions de PRESSE AGENCE et de La Gazette du Var :

Après avoir exercé comme avocat au barreau de Toulon, vous êtes aujourd’hui agriculteur à La Crau. Que s’est-il passé ?

Marc VOLPIN. C’est la ferme que mes parents ont construite, j’y suis naturellement à ma place. J’ai pris la décision d’interrompre ma carrière professionnelle au moment où mes parents ont eu besoin de moi. Je poursuis le projet de ferme pédagogique, initié par mon père, et je peux vous dire qu’avoir été avocat est un atout considérable pour surmonter la paperasse. Ma trajectoire professionnelle est en réalité pleine de sens.

D’où vient votre engagement dans la campagne des élections municipales ?

MV. Il n’est pas récent puisque je faisais partie de l’équipe de l’actuel maire lors de son premier mandat en 2008 avant de poursuivre mes études. Je me souviens d’ailleurs qu’à l’époque le maire avait livré une interview dans laquelle il me présentait comme étant le plus jeune de sa liste. Il disait aussi qu’après trois mandats il fallait savoir passer le relais. Malgré ses propos contradictoires – puisqu’il brigue son quatrième mandat –, Christian Simon est un maire que je respecte. De son côté, il n’a pas souhaité travailler avec notre équipe, c’est une erreur qui lui appartient. J’en prends acte et j’avance.

Sur quel thème prioritaire faites-vous campagne ?

MV. Nous avons voulu créer une liste citoyenne pour relancer la démocratie participative dans une ville où le taux d’abstention a été de 60% aux dernières élections municipales. Beaucoup se désintéressent du sort d’une ville où ils ne font que dormir. Pendant ce temps-là, la ville dépend totalement des villes voisines pour la santé, la culture, l’éducation, l’emploi, les sorties, les maisons de retraite. Nous sommes devenus la cité-dortoir de la Métropole, et ça ne va pas s’arranger car le maire annonce la construction de pas moins de 900 logements pour 3 000 nouveaux habitants sous le prochain mandat !

Quelles sont réellement vos marges de manœuvre ?

MV. Votre question est très pertinente puisque toutes nos compétences ont été transférées à la Métropole. Nous sommes en train d’adopter le dernier plan local d’urbanisme élaboré par la mairie elle-même. A l’avenir, nous n’aurons plus la maîtrise de l’aménagement du territoire. Autant dire qu’il faudra des élus sérieux et influents pour siéger au conseil métropolitain. En quittant la vice-présidence de la Métropole, en raison de son désaccord avec le président métropolitain sur le dossier de la polyclinique, le maire s’est isolé politiquement. Par ce choix, qu’il a fait seul et sans nous consulter, il a considérablement fragilisé notre ville. Contrairement à lui, je fais le choix de consulter les craurois et de m’appuyer sur les compétences de mon équipe. C’est là ma plus grande force !