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PARIS : Consommation – Le paiement mobile séduit l’Île-de-France mais la carte à puce reste reine
Une étude myPOS révèle de fortes disparités régionales : si le mobile séduit l’Île-de-France, la carte physique domine largement le reste du pays.
Les habitudes de paiement des Français évoluent, mais à plusieurs vitesses. C’est le constat principal dressé par la fintech myPOS (https://www.mypos.com/fr-fr) dans son étude annuelle publiée ce mercredi 4 mars 2026. Alors que la dématérialisation des transactions poursuit sa progression, de nettes frontières géographiques et culturelles se dessinent sur le territoire national, révélant un attachement persistant aux méthodes traditionnelles dans de nombreuses régions.
Une adoption contrastée du paiement mobile
L’Île-de-France fait figure de locomotive dans l’adoption des nouvelles technologies financières. Selon les données récoltées, le paiement mobile via des applications comme Apple Pay ou Google Pay a conquis 18 % des consommateurs franciliens. Ce chiffre, significatif pour une technologie encore émergente il y a quelques années, marque une rupture avec d’autres territoires.
À titre de comparaison, l’usage du smartphone pour régler ses achats plafonne à 9 % en Bourgogne-Franche-Comté et descend à 8 % en Normandie. Malgré cette percée technologique dans la capitale, la tradition résiste : même en Île-de-France, la carte à puce avec code PIN demeure le moyen de paiement majoritaire pour 37 % des usagers, suivie de près par le paiement sans contact (30 %). L’étude note par ailleurs que le paiement mobile gagne du terrain spécifiquement dans les grandes métropoles et auprès des jeunes générations, atteignant jusqu’à 18 % d’utilisation dans les commerces de détail (retail).
La suprématie de la carte à puce en régions
Dès que l’on s’éloigne du bassin parisien, le code PIN retrouve sa suprématie absolue. Dans l’Ouest de la France, englobant la Normandie, la Bretagne et les Pays de la Loire, la carte insérée dans le terminal s’impose comme le réflexe numéro un pour plus de 40 % des habitants.
Cette tendance est encore plus marquée en Auvergne-Rhône-Alpes, où près d’un consommateur sur deux (49 %) privilégie la sécurité du code PIN, reléguant le sans contact à 28 % et le paiement mobile à une part marginale de 9 %. Cette disparité géographique souligne une approche du paiement plus conservatrice et sécuritaire hors des grandes agglomérations.
Espèces et tickets papier font de la résistance
L’étude met également en lumière la persistance de l’argent liquide dans certaines zones. Dans les Hauts-de-France et le Centre-Val de Loire, l’usage des espèces reste ancré dans les mœurs, concernant jusqu’à 18 % des transactions, alors qu’il recule nettement dans les grandes métropoles connectées.
Un autre paradoxe intéressant concerne la matérialité de la preuve d’achat. À l’heure de la digitalisation et des reçus envoyés par SMS ou courriel, le ticket de caisse imprimé demeure le format préféré des Français, toutes régions confondues. Cet attachement à la preuve tangible traverse les générations et les territoires, signe que la confiance passe encore par le papier.
Sécurité et automatisation : des sensibilités divergentes
L’analyse de myPOS relève des comportements très variés face à la sécurité des données et à l’automatisation des points de vente. Les habitants du Grand Est se montrent les plus méfiants : 44 % d’entre eux déclarent prêter une attention systématique à la sécurité de leurs données personnelles lors d’un paiement, contre seulement 27 % des Bretons, qui semblent accorder une confiance plus spontanée aux terminaux.
Concernant l’évolution des points de vente, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) se distingue par une ouverture technologique surprenante. Près d’un habitant sur deux (48 %) se dit prêt à utiliser des caisses automatiques ou des bornes sans personnel pour gagner du temps. À l’opposé, en Bourgogne-Franche-Comté, cette option ne séduit que 27 % des clients.
Une anecdote insolite ressort également pour la région PACA : ses habitants détiennent le record national de mémorisation du code PIN, 83 % déclarant le connaître par cœur. « Ces résultats illustrent la diversité des usages sur le territoire et la montée en puissance du paiement mobile, notamment chez les jeunes urbains. Mais la carte bancaire, sous toutes ses formes, reste la référence pour la majorité des Français », analyse Nicolas Lubeth, Country Manager myPOS France.
Fondée pour servir les petites et moyennes entreprises, myPOS opère aujourd’hui dans 30 pays de l’Espace économique européen, offrant des solutions de paiement aux commerçants pour gérer leur activité en magasin et en ligne.


