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PARIS : Colocation intergénérationnelle, 1 toit, 2 généra…

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Floriane Dumont
16 Mar 2024

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PARIS : Colocation intergénérationnelle, 1 toit, 2 générations

Chacun, jeunes et seniors, y trouve son intérêt : la cohabitation intergénérationnelle solidaire bat en brèche l’idée du « fossé générationnel ».

La cohabitation intergénérationnelle solidaire permet à des personnes de plus de 60 ans de louer ou de

une partie de leur logement à un jeune de moins de 30 ans. Ce dispositif permet de lutter contre l’isolement des personnes âgées, faciliter l’accès au logement pour les jeunes et créer du lien social entre les générations. Un échange de bons procédés basé sur des valeurs communes telles que l’entraide, la tolérance et le respect.

La création de liens forts

Nantes’Renoue est l’une des 40 associations du réseau Cohabilis, qui propose des solutions de logements partagés en partenariat avec la Cnaf. Erwan Quéméré, son directeur, s’assure de faire correspondre les profils les plus similaires en fonction du caractère, du rythme de vie et des centres d’intérêt : « Je veux trouver l’alchimie entre les cohabitants. » Le jeune apporte une présence bienveillante et sécurisante pour le senior sans pour autant se substituer aux services d’aide à domicile ou de soins. En 19 ans, Erwan a été le témoin de beaucoup de belles histoires reflétant l’intérêt du dispositif : « Certains colocataires restent en contact même dix ans après. »

Interview d’Aline, 25 ans, venue du Brésil pour étudier la chimie à Nantes. Elle vit en avec Monique, âgée de 84 ans.

Comment s’est passé le processus ?

D’abord, j’ai passé un entretien de motivation avec l’association chargée de la mise en relation.

Puis je me suis inscrite sur le site. C’était simple et intuitif, il n’y avait pas beaucoup de démarches administratives. Ensuite, je suis rentrée en contact avec Monique et ça s’est très bien passé. On a directement vu qu’on partageait des passions communes : par exemple, on a toutes les deux la main verte !

Avais-tu des a priori ?

Oui, j’avais peur que la personne qui allait m’héberger soit très dépendante de moi, mais j’ai été vite rassurée quand on m’a dit que ce sont toutes des personnes autonomes. J’étais aussi inquiète que nous n’ayons pas « le feeling », mais dès les premiers instants, ça s’est très bien passé.

Comment définirais-tu ta relation avec ton hébergeuse ?

Je dirais que c’est ma mamie française. Monique m’a invitée à passer Noël avec sa famille parce que la mienne est loin. J’ai l’habitude de voir ses proches, ils sont devenus un repère pour moi.

Quel bilan fais-tu ?

Que du positif ! On s’est bien entendues dès le début et, au fur et à mesure, on partage de plus en plus de choses : on a pris l’habitude de faire des crêpes ensemble par exemple. En tant qu’étrangère, ça m’aide beaucoup à apprendre la langue et à découvrir la culture française… ! Puis le fait de rentrer le soir et d’avoir quelqu’un à qui parler, ça fait du bien.

SOURCE : La Newsletter de la Caf n°116 – Mars 2024