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PARIS : Clémentine AUTAIN : « Le capitalisme vert est un leurre »
Face à la canicule, la députée Clémentine Autain dénonce l’inaction politique et appelle à une rupture avec le modèle productiviste.
Alors que la France est frappée par une vague de chaleurs inédites, avec des températures dépassant de 10 à 15 degrés les normales saisonnières, la figure politique Clémentine Autain publie une tribune dans laquelle elle pointe la responsabilité du système économique et l’inertie des dirigeants. Pour elle, la crise climatique actuelle n’est pas une fatalité mais la conséquence directe de choix politiques et économiques qu’il est urgent de remettre en cause.
Un système économique et politique mis en cause
Dans son analyse, Clémentine Autain identifie clairement la cause de la crise : « La suractivité humaine, suscitée par la recherche illimitée de profit, est à la source de la catastrophe ».
Elle vise directement un modèle capitaliste reposant sur les énergies fossiles, le productivisme et le consumérisme, qu’elle juge responsables des émissions démesurées de gaz à effet de serre. Selon elle, ce système a été encouragé par des décennies de politiques publiques sourdes aux alertes scientifiques, dont les premières remontent aux années 1960. Elle cite notamment le rapport Meadows sur les méfaits de la croissance, publié en 1972, et le premier rapport du GIEC, datant de 1990.
« Les dirigeants savaient mais ils n’ont rien fait », accuse-t-elle, critiquant ce qu’elle qualifie de dogmes économiques et d’irresponsabilité politique face à un consensus scientifique établi depuis longtemps.
Pour une « bifurcation écologiste »
Face à ce constat, la députée rejette les solutions qu’elle estime superficielles, comme les numéros verts ou le renvoi à la seule responsabilité individuelle.
« La solution sera collective, structurelle, ou ne sera pas », affirme-t-elle, appelant à une « bifurcation écologiste » profonde.
Clémentine Autain esquisse les contours d’un projet de société alternatif. Elle préconise un ensemble de mesures structurelles : rénovation thermique des bâtiments, transformation de l’agriculture, développement massif des transports en commun, leasing social pour les véhicules électriques en zone rurale, relocalisation de l’économie et encouragement au réemploi. Au-delà des mesures techniques, elle appelle à un changement de paradigme. « Le préalable, c’est de sortir nos imaginaires de l’infernal triptyque croissance/compétitivité/productivité. C’est une langue morte », écrit-elle, concluant que « le capitalisme vert est un leurre ».
Un mouvement mobilisé sur tous les fronts
Cette prise de position s’inscrit dans le cadre plus large des activités de son mouvement politique, L’APRÈS (https://l-apres.fr/), qui se mobilise sur plusieurs thématiques sociales et écologiques. À un an de l’élection présidentielle de 2027, l’organisation appelle à l’union de la gauche, notamment durant le mois des Fiertés, face à la montée de l’extrême droite, jugée comme une « menace mortelle » pour les droits des personnes LGBTI+.
Parallèlement, le mouvement a récemment pris position sur le débat concernant l’exploration pétrolière en Guyane, refusant le « chantage entre extractivisme et sous-développement ». Il défend une « voie écosocialiste et décoloniale fondée sur la souveraineté démocratique » des Guyanais.
Enfin, L’APRÈS a également dénoncé l’homophobie dans le football, appelant à inscrire dans la loi une obligation de résultat pour les clubs afin de lutter contre les chants et banderoles discriminatoires dans les stades. Le mouvement tiendra par ailleurs ses universités d’été du 22 au 24 août à Tours.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).


