PARIS : Autopartage, jusqu’à 1 000 € d’économies par an
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PARIS : Autopartage, jusqu’à 1 000 € d’économies par an
Avec l’annonce récente d’un objectif national de 70 000 véhicules en autopartage d’ici 2031 (contre 14 000 aujourd’hui) et celle du déploiement par Île-de-France Mobilité d’un service public de 5 000 voitures partagées, l’autopartage se développe en France.
Déjà adopté par un million d’usagers, ce modèle présente des bénéfices concrets : selon l’Enquête Nationale Autopartage 2025 de l’ADEME, chaque véhicule partagé remplace entre 5 et 7 voitures individuelles et permet jusqu’à 1 000 € d’économies par an et par utilisateur. Retour sur les principaux enseignements de l’étude.
Qu’est-ce que l’autopartage ?
Pour commencer, ce n’est pas du covoiturage. « Le covoiturage, c’est quand on partage une voiture pour un trajet commun, avec un conducteur et des passagers. De son côté, l’autopartage est un service où l’on loue un véhicule pour un temps limité, à l’heure ou à la journée, et où l’on peut être seul dans la voiture » résume Mathieu Chassignet, ingénieur mobilités actives et partagées et pilote de l’étude à l’ADEME. Cinq formes principales coexistent aujourd’hui en France.
Il y a d’abord l’autopartage en boucle via un opérateur, qui propose des véhicules en libre-service avec restitution au point de départ, à une tarification à l’heure et au kilomètre, carburant inclus. C’est un pilier du secteur avec une grande diffusion.
Ensuite, il y a l’autopartage en entreprise et l’autopartage résidentiel, qui sont des formes d’autopartage en boucle proposées respectivement par l’employeur ou par une résidence.
Plus connu dans les grandes agglomérations comme Paris, l’autopartage en free-floating via un opérateur offre des véhicules en libre-service, accessibles 24h/24 et 7j/7, à une tarification à la minute ou aux 15 minutes. Ceux véhicules peuvent être empruntés et restitués à deux endroits différents.
La location de voiture entre particuliers est aussi une forme d’autopartage, qui consiste à mettre en relation par une plateforme les propriétaires de voitures et les personnes souhaitant en louer.
Enfin, l’autopartage entre particuliers (AEP) est une pratique plus informelle où les prêteurs et emprunteurs des véhicules sont des personnes n’appartenant pas au même ménage, sans que le propriétaire du véhicule ne réalise de bénéfice. « Plus de la moitié des personnes qui font de l’autopartage entre particuliers habitent dans des aires urbaines de moins de 100 000 habitants », souligne Mathieu Chassignet. Une complémentarité territoriale bienvenue, car l’autopartage traditionnel, lui, se concentre surtout dans les grandes agglomérations.
SOURCE : ADEME INFOS.
