PARIS : Aurélie BARANES et Joy IGNACZAK : « On permet enfin…
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PARIS : Aurélie BARANES et Joy IGNACZAK : « On permet enfin de vendre sans s’en occuper »
Face à la complexité de la revente de vêtements, la start-up Jaiio propose une solution de conciergerie pour désencombrer les dressings sans effort.
Le grand tri de printemps est un rituel pour de nombreux Français, mais il se heurte souvent à un obstacle de taille : la revente des vêtements non portés. Selon plusieurs études, jusqu’à 70 % d’une garde-robe resterait inutilisée, et si l’envie de vendre est présente, près d’un Français sur deux abandonne avant même de commencer. En cause, un processus jugé trop fastidieux qui transforme une bonne résolution en véritable corvée.
Un processus de revente jugé trop chronophage
Vendre ses vêtements sur les plateformes de seconde main, bien que populaire, est une activité exigeante. Selon des estimations croisées de l’ADEME et d’acteurs du secteur, la mise en vente d’une seule pièce peut prendre jusqu’à 40 minutes. Entre la prise de photos de qualité, la rédaction d’annonces détaillées, la gestion des questions des acheteurs potentiels, les négociations et enfin la préparation des colis, chaque étape requiert du temps et de l’énergie.
Cette complexité explique en grande partie le découragement des vendeurs. Une analyse sectorielle de ThredUp et GlobalData souligne d’ailleurs qu’une part significative des articles mis en ligne ne trouve jamais preneur, ajoutant à la frustration. Le résultat est un paradoxe bien connu : des placards qui débordent de vêtements en parfait état et des annonces laissées à l’abandon, faute de temps et de motivation pour les gérer.
Jaiio, la promesse d’un vide-dressing sans effort
C’est pour répondre à cette problématique concrète qu’Aurélie Baranes et Joy Ignaczak, deux amies d’enfance, ont fondé Jaiio en 2020. Leur service de vide-dressing premium propose de prendre en charge l’intégralité du processus de revente. La promesse est simple : les utilisateurs font le tri, et Jaiio s’occupe de tout le reste.
Le service inclut la collecte des pièces à domicile, le tri, le contrôle qualité, la prise de vue par des professionnels, la rédaction des descriptifs et la mise en ligne. Pour maximiser les chances de vente, chaque article est diffusé sur plus de 14 plateformes de seconde main, touchant ainsi des acheteurs dans 80 pays. Jaiio gère également les transactions et l’expédition.
« On avait toutes essayé de vendre seules. Et on avait toutes abandonné. Jaiio est né de cette frustration très concrète. Aujourd’hui, on permet enfin de vendre… sans s’en occuper », expliquent Aurélie Baranes et Joy Ignaczak, les fondatrices de Jaiio. Leur ambition est de lever toutes les frictions pour que la revente devienne un réflexe simple et fluide.
Un service accessible au cœur d’un marché en plein essor
Si le marché mondial de la seconde main textile devrait doubler d’ici 2027 selon le rapport ThredUp, son adoption par le grand public passe par une simplification de l’expérience. Jaiio s’inscrit pleinement dans cette tendance en rendant son service facilement accessible.
En plus de la collecte par coursier en Île-de-France et de l’expédition depuis toute la France, l’entreprise a développé un réseau de points de dépôt physiques, notamment à Paris et Boulogne. Un service d’ambassadrice à domicile est également proposé dans la région de Deauville. L’entreprise dispose par ailleurs d’un corner permanent aux Galeries Lafayette Haussmann à Paris, où elle présente une sélection de pièces de luxe et de créateurs.
En transformant une tâche chronophage en un service clé en main, Jaiio entend non seulement désencombrer les dressings, mais aussi encourager activement une consommation plus responsable et circulaire, en redonnant de la valeur aux vêtements qui ne sont plus portés.


