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PARIS : Arthur DANGER : « La bonne gouvernance des données est un levier de compétitivité »

Pour Arthur Danger de Cegedim.cloud, la gestion des données est un enjeu stratégique qui repose sur la réglementation, la technique et la sécurité.

À l’ère du numérique, la donnée s’est imposée comme un actif stratégique majeur pour toutes les organisations. Sa bonne gestion n’est plus une simple option, mais un impératif absolu pour garantir la pérennité et la performance. Dans une récente tribune, Arthur Danger, Directeur Commercial de Cegedim.cloud, décrypte les piliers fondamentaux d’une gouvernance des données efficace, soulignant qu’elle doit intégrer les dimensions réglementaires, techniques et sécuritaires pour devenir un véritable levier de compétitivité.

Un impératif réglementaire et sectoriel

Le premier pilier d’une gouvernance robuste est la conformité réglementaire. Les entreprises doivent impérativement intégrer les exigences de cadres stricts comme le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) et les directives de la CNIL. Le non-respect de ces textes expose les organisations à des sanctions financières et des atteintes à leur réputation qui peuvent être considérables.

Au-delà de ce socle commun, de nombreuses entreprises doivent se conformer à des régulations sectorielles encore plus exigeantes. C’est notamment le cas dans le secteur de la santé, où le secret médical et l’anonymisation des données sont primordiaux, ou dans le domaine bancaire, qui impose des contrôles renforcés et une traçabilité sans faille des opérations. Concrètement, cette mise en conformité se traduit par des actions précises : mise en place de registres de traitement, nomination d’un Délégué à la Protection des Données (DPO), réalisation d’analyses d’impact relatives à la vie privée (AIPD) et élaboration de procédures claires pour gérer les droits des personnes concernées.

L’exploitation technique au cœur de la performance

La gouvernance des données revêt également une dimension technique et opérationnelle cruciale, directement pilotée par la Direction des Systèmes d’Information (DSI). Les notions de disponibilité des données, de qualité de service et de performance des systèmes sont au centre des préoccupations. Une gestion efficace implique une réflexion approfondie sur les infrastructures nécessaires pour supporter et exploiter les volumes croissants de données.

Plusieurs questions techniques doivent être adressées : comment stocker efficacement les informations selon leur fréquence d’accès et leur criticité ? Comment organiser leur cycle de vie, de l’archivage à la purge ? Dans un contexte de sobriété numérique, il devient également essentiel de déployer une gouvernance vertueuse pour optimiser les ressources de stockage et de traitement afin de réduire l’impact carbone. Par ailleurs, la qualité intrinsèque des données est un prérequis indispensable. Des données erronées, obsolètes ou dupliquées peuvent mener à des décisions stratégiques inadaptées et compromettre la performance globale de l’organisation.

La cybersécurité, pierre angulaire de la confiance

Aucune stratégie de gouvernance ne peut être viable sans un volet cybersécurité solide. La protection des données contre les menaces internes et externes est au centre de toutes les attentions. Il est indispensable de maîtriser les accès, d’assurer une traçabilité complète des actions, de garantir la non-altération des informations et de chiffrer les données sensibles, notamment lors des échanges.

La continuité d’activité est un autre aspect fondamental. Chaque organisation doit disposer d’un Plan de Reprise d’Activité (PRA) efficace pour restaurer rapidement ses données critiques en cas d’incident majeur, qu’il s’agisse d’une cyberattaque, d’un sinistre ou d’une défaillance technique. Cela passe par des sauvegardes régulières, testées et géographiquement distribuées. Enfin, le facteur humain reste une vulnérabilité majeure. La sensibilisation et la formation continue des collaborateurs aux bonnes pratiques de sécurité sont donc un investissement essentiel pour renforcer la défense de l’entreprise.

Une démarche globale et transversale

Bien gouverner ses données est une démarche complexe qui ne s’improvise pas. Elle doit s’inscrire dans la durée et faire l’objet d’une amélioration continue pour s’adapter aux évolutions technologiques et réglementaires. Arthur Danger insiste sur le fait que cette responsabilité ne peut reposer uniquement sur la DSI. Elle requiert l’implication active de toutes les directions métiers, qui doivent être associées à la définition des règles de gestion et des niveaux de qualité attendus. « C’est à cette condition que les entreprises pourront mener à bien leurs opérations en s’appuyant sur des informations pertinentes, fiables, sécurisées et toujours disponibles, transformant ainsi leurs données en un véritable levier de performance et de compétitivité », conclut-il.