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PARIS : Art Paris 2024 – Le monde tel que le peint …

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Floriane Dumont
9 Mar 2024

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PARIS : Art Paris 2024 – Le monde tel que le peint Maria HELENA VIEIRA DA SILVA

Art Paris 2024 – Présentation générale de la foire.

ART PARIS 2024 

 Une forme olympique !

Foire régionale et cosmopolite, orientée vers la découverte, Art Paris 2024 affiche une forme olympique pour sa 26ème édition qui se tient du 4 au 7 avril au Grand Palais Éphémère : 136 galeries d’art moderne et contemporain de 25 pays triées sur le volet, une sélection toujours plus exigeante et un renforcement de la présence internationale. Deux thématiques distinguent également cette édition  : Fragiles utopies. Un regard sur la scène française et Art & Craft, portées respectivement par les commissaires d’exposition invités Éric de Chassey et Nicolas Trembley. Les secteurs Promesses pour les jeunes galeries et Solo Show défrichent les nouveaux talents et revisitent les figures historiques. En 2024, Art Paris s’engage davantage dans le soutien à la scène française en lançant avec BNP Paribas Banque Privée, partenaire premium officiel de la foire, le Prix BNP Paribas Banque Privée. Un regard sur la scène française d’une dotation de 30 000 euros.

FRAGILES UTOPIES

Un regard sur la scène française

MARIA HELENA VIEIRA DA SILVA, GALERIE JEANNE BUCHER JAEGER

Le monde tel que le peint Maria Helena Vieira da Silva dans les années 1940, sans relever à strictement parler ni d’une figuration ni d’une abstraction, est un monde marqué par l’incertitude mais aussi par l’unité paradoxale qui naît du fractionnement infini de l’espace. Forcée de s’exiler au Brésil par la Seconde Guerre mondiale, l’artiste rentre en 1947 à Paris, pour laquelle elle avait quitté son Portugal natal deux décennies plus tôt. Elle poursuit, d’une ville à l’autre, une esthétique similaire, qui la conduit à une abstraction plus ou moins complète, faisant d’elle l’une des protagonistes de l’expressionnisme abstrait international, et de sa version parisienne, l’abstraction lyrique. Les trois compositions ici rassemblées traitent toutes d’espaces intérieurs, qui sont l’un de ses thèmes de prédilection, mais la mise en forme de ces espaces par une grille souple composée d’une myriade d’unités de couleurs en dégradé, avec quelques effets de contrastes plus vifs, les ouvre à des dimensions infinies, qui absorbent les figures ou les objets qui s’y meuvent ou y sont posés, comme des traces ou des restes. Elle nous invite à percevoir à notre tour le monde comme un espace de potentialités illimitées.