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PARIS : Art Paris 2024 – Elika HEDAYAT à la Galerie…

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Floriane Dumont
10 Mar 2024

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PARIS : Art Paris 2024 – Elika HEDAYAT à la Galerie Aline VIDAL

Art Paris 2024 – Présentation générale de la foire.

ART PARIS 2024 

 Une forme olympique !

Foire régionale et cosmopolite, orientée vers la découverte, Art Paris 2024 affiche une forme olympique pour sa 26ème édition qui se tient du 4 au 7 avril au Grand Palais Éphémère : 136 galeries d’art moderne et contemporain de 25 pays triées sur le volet, une sélection toujours plus exigeante et un renforcement de la présence internationale. Deux thématiques distinguent également cette édition  : Fragiles utopies. Un regard sur la scène française et Art & Craft, portées respectivement par les commissaires d’exposition invités Éric de Chassey et Nicolas Trembley. Les secteurs Promesses pour les jeunes galeries et Solo Show défrichent les nouveaux talents et revisitent les figures historiques. En 2024, Art Paris s’engage davantage dans le soutien à la scène française en lançant avec BNP Paribas Banque Privée, partenaire premium officiel de la foire, le Prix BNP Paribas Banque Privée. Un regard sur la scène française d’une dotation de 30 000 euros.

FRAGILES UTOPIES

Un regard sur la scène française

ELIKA HEDAYAT, GALERIE ALINE VIDAL

S’étant installée en France en 2004, après avoir quitté l’Iran, Elika Hedayat « met en scène », selon ses propres mots, « un monde imaginaire tel que le souhaite un système de pouvoir idéologique en quête d’utopie », qui devient « difforme, mutilé ». Depuis 2022, elle s’inspire en outre d’un livre de science-fiction d’Ursula K. Le Guin, Les dépossédés, qui donne son titre à une profuse série de dessins, de tableaux, de films et d’installations murales. Les êtres humains ou humanoïdes y sont représentés dans des environnements qui apparaissent comme autant de dystopies, car ils ont tous les attributs de la contrainte et de la régulation violente. Ils s’en échappent parfois, ou tentent au moins d’y échapper en produisant leurs propres utopies locales et ouvertes, par leur organicité indomptable et par des gestes de résistance, souvent très prosaïques, qui évoquent les stratégies de lutte contre le pouvoir théocratique totalitaire adoptées ces dernières années par la jeunesse iranienne, où les cheveux libres sont devenus le symbole et l’acte d’une liberté plus globale, en particulier pour les femmes que le régime veut asservir.