Skip to main content

PARIS : Art Paris 2024 – Alice BIDAULT, une artiste…

Print Friendly, PDF & Email
Floriane Dumont
9 Mar 2024

Partager :

PARIS : Art Paris 2024 – Alice BIDAULT, une artiste dont on voit trop rarement les œuvres

Art Paris 2024 affiche une forme olympique pour sa 26ème édition qui se tient du 4 au 7 avril au Grand Palais Éphémère.

Foire régionale et cosmopolite, orientée vers la découverte, Art Paris 2024 affiche une forme olympique pour sa 26ème édition qui se tient du 4 au 7 avril au Grand Palais Éphémère : 136 galeries d’art moderne et contemporain de 25 pays triées sur le volet, une sélection toujours plus exigeante et un renforcement de la présence internationale. Deux thématiques distinguent également cette édition  : Fragiles utopies. Un regard sur la scène française et Art & Craft, portées respectivement par les commissaires d’exposition invités Éric de Chassey et Nicolas Trembley. Les secteurs Promesses pour les jeunes galeries et Solo Show défrichent les nouveaux talents et revisitent les figures historiques. En 2024, Art Paris s’engage davantage dans le soutien à la scène française en lançant avec BNP Paribas Banque Privée, partenaire premium officiel de la foire, le Prix BNP Paribas Banque Privée. Un regard sur la scène française d’une dotation de 30 000 euros.

FRAGILES UTOPIES

Un regard sur la scène française

ALICE BIDAULT, GALERIE PIETRO SPARTÀ

Alice Bidault est une artiste dont on voit encore trop rarement les œuvres. Le fait qu’elle ait choisi de s’installer dans le Morvan, et d’y mener sa vie d’artiste en parallèle à des activités de permaculture, d’apiculture et de distillation, n’y est sans doute pas étranger. Mais chaque fois qu’il m’a été donné de voir ses œuvres, j’ai été frappé par leur force en même temps que par leur subtilité. Ce sont des sculptures ou des installations murales qui prennent leur source dans son environnement quotidien aussi bien que dans un fort intérêt pour l’archéologie, à la fois occidentale et extra-occidentale. Depuis peu, elle a repris dans ses œuvres le principe des quipus incas, ces cordelettes dont les nouages indiquent des opérations de comptage ou des moments de récits, et qui restent largement indéchiffrés. Il n’y a cependant aucune nostalgie dans cette référence et, dans Éclore, le principe du quipu est d’ailleurs repris par un néon, posé sur un assemblage de fines plaques de porcelaine estampées, « avec des épis de maïs issus de mes récoltes » précise l’artiste, qui indique ainsi son désir de présenter des significations incertaines, dont la sensibilité mieux que l’analyse logique peut percevoir que l’inséparation entre nature et culture y est un enjeu majeur.